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Evaluation des facteurs de résistance au vent à l'aide des données de l'IFN. Application aux diagnostics de stabilité régionaux

Coordinateur(s)
Philippe Riou-Nivert, IDF et Jean-Christophe Hervé, Lerfob UMR ENGREF-INRA
Partenaire(s)

IFN

ONF

INRA

MétéoFrance

Partie I

A la suite des deux tempêtes qui ont touché de nombreuses régions françaises en décembre
1999, une étude des facteurs de stabilité des peuplements a été réalisée en croisant
l’importante base de données de l’Inventaire forestier national (en particulier 11 200 placettes
ayant bénéficié d’un retour terrain sur 13 départements) avec des bases issues des organismes
de la forêt privée française (700 placettes).Après un inventaire des méthodes d’approche possibles de la stabilité, chaque facteur est
analysé en utilisant la complémentarité des différentes sources d’information et leur
importance respective est discutée. Les facteurs vent, essence, hauteur, prélèvements en coupe
dans les 5 ans précédents, profondeur du sol, écran par un autre peuplement, zones de stabilité
IDF (pour les résineux) sont prépondérants. Les facteurs topographie, structure du
peuplement, mélange d’essences sont de portée plus faible ou inconstante.
Une méthode de diagnostic automatique de la stabilité utilisant certains de ces facteurs et
basée sur des modèles de régressions logistiques, applicable aux données saisies en routine
par l’IFN, est ensuite proposée. Elle permet de fournir des documents, notamment
cartographiques, visualisant la stabilité des peuplements au niveau du département.

Des prolongements sont ensuite proposés pour aboutir à la construction d’un outil d’aide à la
décision utilisable pour permettre la prise en compte du risque tempête dans les stratégies
forestières régionales.


Partie II

La méthode de diagnostic précédemment mise au point est tout d’abord affinée puis mise en application sur 6 régions pilotes : Haute-Normandie (2 départements), Basse-Normandie (3 départements), Auvergne (4 départements), Aquitaine ( 3 des 5 départements), Limousin (3 départements) et Midi-Pyrénées (4 des 8 départements). La sensibilité des peuplements apparaît contrastée selon les régions et les essences. Les 4 premières régions font l’objet d’une discussion-validation sur place avec les organismes locaux. Aucune aberration importante du diagnostic n’est mise en évidence. Un certain nombre de compléments sont proposées et une valorisation des résultats dans le cadre des politiques forestières régionales est discutée.