Échos d’ECOFOR n°10

Janvier 2009

 

Editorial

En ce début de l’an neuf, les Echos vous présentent les principales manifestations auxquelles Ecofor a participé durant l’automne 2008 et vous annoncent les prochains grands évènements.

L’équipe d’Ecofor vous adresse ses meilleurs vœux pour 2009 !

Bonne lecture !

Au sommaire de ce numéro

1.      Mieux prendre en compte la forêt en tant que composante clé des territoires  Lire >>

2.      Quelques échos de la conférence de Poznań  Lire >>

3.      La filière forêt-bois européenne : des bio-réponses aux nouveaux enjeux climatiques et énergétiques ?  Lire >>

4.      La naturalité, source d’inspiration, l’est-elle aussi pour la gestion et la recherche forestières ?  Lire >>

5.       La Fondation de recherche sur la biodiversité et Ecofor : une articulation s’organise.  Lire >>

6.      Lancement du Réseau Mixte Technologique « La forêt face au changement climatique ».  Lire >>

7.      Un travail de groupe sur les forêts tropicales Lire >>

8.      ECOFOR rassemble à Florence des spécialistes européens de la forêt face au changement climatique.  Lire >>

9.      L’Agence nationale de la recherche lance SYSTERRA  Lire >> 

10.  Petites notes des Echos.  Lire >>

11.  Quelques publications. Lire >>

12.  Les manifestations. Lire >>

1.       Mieux prendre en compte la forêt en tant que composante clé des territoires

La forêt est un élément structurant des territoires et l’intégration de sa gestion dans une logique locale représente à la fois un vrai enjeu et un défi. Depuis la fin des années 1990, Ecofor est sensibilisé à la nécessité de rendre effective cette intégration. Deux événements récents lui donnent l’occasion de revenir sur ce sujet.

Le premier correspond à la relance, par la Fédération des parcs naturels régionaux, d’une animation sur la forêt au sein de son réseau, en lien avec les principaux partenaires nationaux de la forêt et de l’environnement. Cette relance fait suite à la publication du guide « La forêt dans les Parcs, en chemin pour une gestion durable ». Un groupe de travail s’est réuni sur cette question à l’automne 2008. Il a examiné les actions d’appui au développement de la filière forêt-bois réalisées dans les parcs et le « plan d’approvisionnement territorial » en bois local de la Fédération des communes forestières (FNCofor). Il a mis en évidence l’importance d’une bonne articulation entre les chartes de parcs et les chartes forestières de territoire. Il a discuté de la mise en œuvre concrète de l’accord signé entre la FNCofor, l’ONF, la Forêt Privée et France-Nature-Environnement (FNE) dans le cadre du Grenelle de l’environnement pour « produire plus de bois tout en préservant mieux la biodiversité » ; à cette occasion, a pu être donné un aperçu de l’étude collective qu’Ecofor anime sur la recherche du bon compromis entre la production de biomasse et la conservation de la biodiversité (nous reviendrons prochainement sur ses premiers résultats).

Le deuxième événement sur la place de la forêt dans le territoire est constitué par l’aboutissement fin 2008 d’un projet de recherche financé par le Ministère de l’agriculture et de la pêche sur le thème « Multifonctionnalité des forêts et économie ». Il s’agit d’une « Contribution à l’élaboration d’une approche stratégique de la multifonctionnalité de la forêt » par des équipes de l’institut technologique « Forêt, Cellulose, Bois-construction, Ameublement » (FCBA, station Centre-Ouest, coordination), de l’Ecole normale supérieure de Lyon (ENS, Lettres et sciences humaines) et de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA, unité MONA d’Ivry sur Seine). L’analyse historique par laquelle ce projet a commencé montre schématiquement comment on est passé d’une forêt aux usages et usagers multiples sous l’Ancien Régime à un cantonnement des droits d’usage et un objectif affirmé de production de bois après la Révolution française avant de revenir, plus récemment, vers une multifonctionnalité aux divers visages (bon fonctionnement des écosystèmes, équilibre entre les fonctions, satisfaction de la demande sociale, projets collectifs territorialisés). Quatre études de cas ont ensuite été réalisées (Luberon, Médoc, Val Suzon, Tronçais), suivies d’une expérimentation en conditions réelles sur le Haut-Allier. Parmi les conclusions qui se dégagent de ces approches, on peut notamment retenir les suivantes :

·         la multifonctionnalité s’organise de manière concrète dans les territoires et dans l’action, sous forme de projet, autour d’objectifs, de besoins et d’enjeux précis, pour reconstruire finalement « tout en finesse » un contrat forêt-société ;

·         sa mise en œuvre nécessite une structure porteuse pérenne, intersectorielle de préférence, au-delà d’une simple charte forestière de territoire, qu’on trouve souvent dans les parcs naturels régionaux, mais de manière encore trop souvent précaire ;

·         elle justifierait une politique ambitieuse de soutien aux initiatives locales dans le cadre d’une stratégie nationale claire et ouverte ;

·         « une affectation plus explicite, territorialisée et négociée des principaux rôles accordés aux forêts » pourrait être expérimentée au sein de « territoires-ateliers » de taille suffisante et généralement supérieure à celle des chartes forestières de territoire.

Contacts : Ingrid Bonhême et Jean-Luc Peyron

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2.       Quelques échos de la conférence de Poznań

La conférence qui s’est tenue début décembre 2008 à Poznań (Pologne) sous l’égide de la Convention climat des Nations-Unies présente un double intérêt : d’une part elle est une étape dans le processus de négociation d’un nouvel accord après celui de Kyoto pour l’après 2012 ; d’autre part elle fait suite à deux conférences internationales organisées en France avec le concours d’Ecofor, d’abord en novembre 2007 à Paris sur la déforestation évitée, ensuite en novembre 2008 à Nancy sur la filière forêt bois dans son contexte climatique et énergétique (voir le point suivant n°3).

Toutefois, cette conférence était par définition une session intermédiaire, à mi-chemin entre Bali (2007) et Copenhague (2009), appelant peu d’avancées. Elle a atteint ses principaux objectifs (adoption des programmes de travail pour 2009, accord sur le fonds d'adaptation destiné à financer l'adaptation des pays les plus vulnérables) mais sans plus.

En ce qui concerne le traitement du secteur des puits de carbone dans les accords futurs, les positions des différents pays restent partagées, en Europe comme de façon plus générale, entre assouplissement, maintien et révision ambitieuse des règles actuelles. L’ambition défendue par la Suisse, la Norvège et l’Australie consiste à comptabiliser de manière complète les puits et les sources de carbone. Les conclusions sur ce point sont donc modestes.

Au niveau de la lutte contre la déforestation et la dégradation à travers une gestion durable des forêts, le temps imparti pour de difficiles négociations n’a pas permis d’aboutir à une décision politique de la conférence des parties. Elle a cependant conduit à des conclusions techniques qui dénotent une avancée notable et laissent présager une décision en fin d’année 2009 à Copenhague :

·         aborder globalement les problèmes forestiers (déforestation, dégradation, conservation, plantations)  pour éviter un contournement des règles ;

·         se focaliser sur de bons scénarios de référence permettant de juger des progrès accomplis ;

·         faire sauter le verrou des analyses de cycle de vie ;

·         reconnaître et impliquer les peuples indigènes ;

·         estimer et publier les coûts des méthodologies d’inventaire ;

·         harmoniser les activités de renforcement institutionnel des capacités ;

·         responsabiliser les pays en développement pour la fourniture des données les concernant ;

·         inciter à la mise en œuvre d’inventaires forestiers transparents, robustes et contrôlés.

(d’après un compte-rendu d’Olivier Bouyer, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche)

Contact : Jean-Luc Peyron

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3.       La filière forêt-bois européenne : des bio-réponses aux nouveaux enjeux climatiques et énergétiques ?

La conférence internationale "La filière forêt-bois européenne : des bio-réponses aux nouveaux enjeux climatiques et énergétiques ?" organisée par Ecofor en collaboration avec AgroParisTech-Engref, France, s'est tenue du 6 au 8 novembre 2008 à Nancy, en France, à l’initiative du Ministère français de l'agriculture et de la pêche, sous l’égide de la Présidence française du Conseil de L’Union européenne.

Elle a réuni environ 260 participants venus de 31 pays (27 européens, Canada, Etats-Unis, Nouvelle Zélande et Ethiopie) et représentant la filière forêt-bois, des états membres de l'Union et de la Communauté européennes, des organisations non gouvernementales et des universités. On notera l’équilibre entre scientifiques, institutionnels et professionnels. Outre la présence des autorités locales (Maire de Nancy et Président de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, Vice-président du Conseil Régional de Lorraine), on peut citer la participation du Ministère polonais de l’environnement (en charge de la conférence des parties de la Convention climat des Nations Unies de Poznań – COP14 en décembre 2008), du Parlement européen et du Ministère norvégien de l’Agriculture et de l’Alimentation représentant la Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe (MCPFE), sans oublier le Ministre Michel Barnier qui a clos cette conférence.

Les participants se sont réunis en sessions plénières et en sessions parallèles le jeudi 6 et le vendredi 7 pour s'entretenir des dernières évolutions scientifiques dans la filière forêt-bois et des diverses politiques envisagées. La journée du samedi a été consacrée à des visites de terrain, en forêt, dans des centres de recherche ou sur le lieu de projets de développement urbain faisant appel au bois, en région Lorraine, à l’est et au sud de Nancy. La densité du programme en salle a permis de compléter les interventions scientifiques sur les thèmes « Forêts : puits de carbone », « Produits en bois : stockage de carbone et économie d’énergie » et « La filière forêt-bois : source d’énergie renouvelable », par des interventions de cadrage exposées par des représentants du Comité de gestion de la Plateforme technologique européenne Forêt-Bois-Papier (FTP), du Groupe international d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC), du groupe de contact sur l’Utilisation des Terres, ses Changements et la Forêt (UTCF). Enfin, des négociateurs internationaux de haut niveau ont proposé des synthèses.

L’objectif de la conférence était de rassembler une information scientifique aussi rigoureuse que possible à l'intention des négociateurs qui sont amenés à traiter de la contribution des forêts des pays industrialisés à la lutte contre l’effet de serre dans le cadre de la feuille de route de Bali pour conduire à un résultat définitif si possible au Danemark (COP15 de décembre 2009) mais plus probablement à la Jamaïque (COP16 de décembre 2010). Dans un premier temps, on peut estimer que cet objectif a été atteint puisque les participants comme les organisateurs ont observé une véritable écoute réciproque entre les différentes catégories de participants, la qualité des échanges a été fortement appréciée par la grande majorité. Pour répondre aux objectifs de la conférence, un compte-rendu de la conférence a été publié dès le 10 novembre dans le Bulletin d’information sur les forêts européennes, l’énergie et le climat (volume 157 numéro 1) et mis à disposition des négociateurs à Poznań, grâce à l’aide de l’Institut international du développement durable (IISD) ; en plus d’un rapport de la conférence, ce document présente un bref historique de la politique forestière européenne et des institutions liées au changement climatique et à l’énergie renouvelable ainsi qu’une liste des principales manifestations sur ce thème. Une synthèse et des actes complets seront disponibles avant la COP 15 de Copenhague grâce à la Revue forestière française.

Contact : Viviane Appora

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4.       La naturalité, source d’inspiration, l’est-elle aussi pour la gestion et la recherche forestières ?

En 2004, un colloque sur le bois mort a été organisé à Chambéry, sous la responsabilité de Daniel Vallauri, animateur du programme « Protection et restauration des forêts » du WWF-France. Du 27 au 31 octobre 2008, le même organisateur a invité dans les mêmes lieux à une nouvelle réflexion abordant cette fois le thème « Biodiversité, Naturalité, Humanité … pour inspirer la gestion des forêts ». Pas moins de 24 logos d’institutions ornaient les annonces, illustrant la capacité de l’organisateur à fédérer. Un public de plus de 300 naturalistes, scientifiques et gestionnaires d’espaces naturels et forestiers s’est vu offrir un programme étendu, abordant les notions de naturalité, de biodiversité (en particulier fonctionnelle), d’empreinte humaine, de perception des forêts sauvages, d’inspiration naturaliste de la gestion forestière. Les présentations et débats ont fait appel à des experts d’origines et de domaines variés : écologie, philosophie, histoire, sociologie, économie de l’environnement, médecine, gestion forestière et des espaces naturels, protection de la nature.

Une des questions importantes pour Ecofor dans ce domaine est de savoir quelle place donner à la naturalité à laquelle le monde scientifique, notamment celui de l’écologie, se réfère relativement peu en comparaison de la biodiversité. Par son succès, le colloque montre que les enjeux qui lui sont associés sont réels. Il met également en évidence la difficulté de se saisir de cet objet qu’est la naturalité. La façon dont elle se définit et se mesure reste incertaine. Dans sa synthèse sur le même sujet, intitulée « Biodiversité, naturalité, humanité. Application à l’évaluation des forêts et de la qualité de la gestion », D. Vallauri  (2007), tout en faisant la promotion de la naturalité comme un pilier complémentaire à la biodiversité, reconnaît qu’il manque une vision partagée, et que chacun privilégie une approche conforme à sa culture. Cette conclusion reste valable.

Pour avancer, il faudra sans doute, suivant en cela une des conclusions tirées par Michel Badré (Conseil général du développement durable) à l’issue du colloque, s’attacher à poser clairement les controverses.  Le gestionnaire forestier se trouve parfois écartelé entre deux attitudes auxquelles il est tenté d’adhérer : une tendance générale de la société allant vers plus de nature, de naturel, de naturalité et la demande, faite par ailleurs pour des raisons se réclamant aussi de l’écologie, en faveur d’une production accrue du matériau et de la source d’énergie renouvelable qu’est le bois. C’est un sujet dont on reparlera dans différentes enceintes à l’avenir.

Contact : Guy Landmann

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5.       La Fondation de recherche sur la biodiversité et Ecofor : une articulation s’organise.

Après deux ans de gestation, 2008 a été l’année de création de la Fondation française de recherche sur la biodiversité (FRB). Celle-ci reprend les attributions de deux groupements d’intérêt scientifique : l’Institut français de la biodiversité (IFB) et le Bureau des ressources génétiques (BRG). Son objet n’est pas de faire autant, voire plus, avec des moyens en réduction ; l’ambition affichée ici par les membres fondateurs (huit instituts de recherche et de suivi : BRGM, Cemagref, Cirad, CNRS, Ifremer, Inra, IRD, Muséum) et les ministères concernés est d’amplifier l’action de la France dans le domaine de la biodiversité. Reconnaissons cependant que l’accroissement des moyens reste à concrétiser.

Si la forêt contribue de manière significative à la biodiversité, les activités de gestion et de recherche qu’elle induit ne se reconnaissent pas pour autant entièrement sous le chapeau de la biodiversité. C’est pourquoi il est apparu souhaitable qu’Ecofor garde son autonomie par rapport à la Fondation tout en s’articulant avec elle autant que possible. Un des moyens de cette articulation a été offert par la création, au sein de la Fondation, non seulement d’un Conseil d’administration et d’un Conseil scientifique, mais encore d’un Conseil d’orientation stratégique (COS) dont le but est de permettre l’expression et la prise en compte des enjeux portés par les différentes parties prenantes, que celles-ci interviennent en matière de gestion des ressources naturelles, de gestion des ressources génétiques, de protection de la biodiversité ou encore d’actions économiques, industrielles, sociopolitiques, médiatiques. Plus d’une centaine d’intentions se sont exprimées pour participer à ce conseil. Elles ont été réduites à une quarantaine de membres, par agrégation. Ecofor y intervient au titre du développement forestier, interface entre science et gestion, tandis que la gestion forestière publique est représentée par l’ONF qui siège également au sein de ce conseil. Une animation particulière est susceptible d’être organisée par Ecofor de manière à assurer une vraie représentativité de l’axe développement forestier au sein de la Fondation.

Les travaux du Conseil d’Orientation Stratégique s’organisent autour d’objectifs stratégiques ou prospectifs au bénéfice des ministères chargés de la recherche et du développement durable, mais aussi de la fondation elle-même. Il s’agit notamment à ce niveau d’exprimer clairement les enjeux en matière de biodiversité pour les traduire ensuite en enjeux de recherche. Un premier groupe de travail s’est réuni pour faciliter cette démarche de manière transversale. Un second groupe s’intéresse à la biodiversité en tant que ressource (essentiellement génétique). Un troisième groupe s’est saisi de la question des indicateurs de biodiversité. Dans ce dernier cas, il s’agit de faire émerger les bonnes questions : quels sont les besoins à satisfaire (au niveau de la science, du droit, de la politique, de la gestion, du commerce, de la communication) ? quelles priorités établir entre les types d’indicateurs (état, processus), les différents niveaux de biodiversité (gênes, espèces, écosystèmes, paysages) ? quelles données seraient nécessaires, avec quelle disponibilité ? en quelles unités doivent s’exprimer les indicateurs (valeur monétaire pour les arbitrages et mesures compensatoires, valeurs patrimoniale, sociétale, culturelle et esthétique pour ce qui ne peut être réduit à de l’argent).

Ce processus n’en est qu’à ses débuts et ne demande qu’à se développer. A suivre, donc !

Contact : Jean-Luc Peyron

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6.       Lancement du Réseau Mixte Technologique « La forêt face au changement climatique ».

Fin 2007, suite à la commande conjointe des deux ministères chargés de l’agriculture d’une part et du développement durable de l’autre, le rapport de Bernard Roman-Amat a présenté l’idée de créer des Réseaux Mixtes Technologiques (RMT) pour encourager des initiatives « Recherche-Action » et faire travailler, ensemble, des chercheurs et des gestionnaires sur des objectifs communs.

Dans cette logique, le RMT « La forêt face au changement climatique » a été lancé à l’automne 2008 pour une durée de trois ans. Il s’inscrit clairement dans l’optique de l’adaptation de la gestion forestière aux changements climatiques.

Il couvre cinq thématiques :

·         typologie des stations forestières,

·         vulnérabilité des peuplements,

·         génétique,

·         sylviculture,

·         économie.

Quatre grands objectifs le caractérisent :

·         produire des outils d’aide à la décision ;

·         structurer et diffuser aux gestionnaires les informations et données disponibles ;

·         coordonner les initiatives qui contribuent à rassembler et valider les connaissances scientifiques existantes ;

·         identifier les futurs besoins en R&D.

Les partenaires sont au nombre de 11, issus de la Recherche, du Développement, de l’Education et de la gestion forestière : Ecofor, Inra, Cemagref, FCBA, IFN, CNPPF/IDF, IEFC, Engref, école forestière de Meymac, ONF, Société Forestière de la Caisse de Dépôts et Consignation.

La gouvernance repose sur un Comité de pilotage (représentants des membres), un bureau composé du coordinateur (Olivier Picard, IDF), trois animateurs généraux (Philippe Riou-Nivert, IDF, Alexis Ducousso, INRA, Guy Landmann, Ecofor) et cinq binômes (recherche-développement) chargés des cinq thématiques.

Contacts : Olivier Picard & Guy Landmann

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7.       Un travail de groupe sur les forêts tropicales

En 2008, se sont tenues deux réunions du groupe de travail sur les forêts tropicales humides.

·        La première réunion avait pour but de relancer l’activité après la publication du livre blanc sur les forêts tropicales. Le processus FLEGT d’amélioration de la gouvernance, du commerce et d’application des lois sur la forêt (Forest Law Enforcement and Governance and Trade) en constitue l’un des moteurs. Un règlement est en cours de rédaction au Ministère de l’agriculture et de la pêche et les premiers échanges sur cette proposition se sont faits autour des questions : Quels opérateurs sont concernés ? Quels produits ? Quelles obligations sont imposées aux opérateurs ? Quelles obligations s’imposent aux états membres ? Ont été abordées par ailleurs l’action de la France en matière de conservation d’aires protégées ainsi que le cas des forêts tropicales sèches, non traitées jusqu’alors par le groupe.

·         L’autre réunion sur la déforestation évitée a traité du dossier REDD (Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation) et des propositions en la matière du gouvernement français d’une part, de Greenpeace de l’autre.

Une future réunion du groupe est envisagée sur le partenariat sur les Forêts du Bassin du Congo.

Contact : Bernard Riéra

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8.       ECOFOR rassemble à Florence des spécialistes européens de la forêt face au changement climatique.

25 pays, issus de toute l’Europe, ont maintenant rejoint l’action intergouvernementale ECHOES de Coopération scientifique et technique (COST) sur les changements climatiques attendus et les possibilités de réponse de la sylviculture européenne (Expected Climate cHange and Options for European Silviculture), lancée et gérée par ECOFOR. L’institut Forestier Européen vient d’être admis comme partie prenante. Plusieurs autres institutions et pays vont rejoindre très prochainement l’Action (notamment le service forestier américain).

Pour lancer les travaux, un atelier général aux trois groupes « impacts », « adaptation » et « mitigation » est organisé » à Florence (Italie) les 22, 23 et 24 janvier 2009. Il permettra de rappeler précisément le contexte physique et climatique dans lequel les forêts vont se trouver placées, de définir les principales questions à traiter ensemble et à parvenir à une vision d’ensemble de la situation par pays au niveau européen pour ce qui concerne à la fois les impacts ressentis, les impacts pressentis et les mesures d’adaptation et d’atténuation déjà prises ou à prendre.

Pour vous tenir au courant des actualités d’Echoes et en savoir plus sur cette Action, consultez son site web, en ligne depuis octobre : http://www.gip-ecofor.org/echoes/

Contacts : Natacha Massu (Echoes Secretariat)
& Jean-Luc Peyron (Action Chair)

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9.       L’Agence nationale de la recherche lance SYSTERRA

Appel à projet ANR "SYSTERRA", ouvert par l'Agence Nationale de la Recherche  jusqu'au 31 mars 2009 et couvrant, pour partie mais explicitement, la gestion et l'aménagement des forêts. Ce projet vient s'ajouter à d'autres programmes de l'ANR intéressant aussi le secteur forestier comme les programmes de recherche "Génomique et biotechnologies végétales" (jusqu'au 6 mars 2009), "Matériaux fonctionnels et procédés innovants" (jusqu'au 17 février 2009), "Systèmes complexes et modélisation mathématique" (jusqu'au 23 février 2009).

En résumé, le programme SYSTERRA part de la constatation que les "écocultures", dont les forêts, sont placées dans un contexte qui évolue, d'une part, et conduit d'autre part à une tension exacerbée entre production et durabilité. Plus précisément, il s'agit "d'inventer" des modes de production capables de satisfaire une demande croissante à la fois de biens et de services, par exemple fondés sur un recours accru aux processus écologiques. Cette problématique ne peut être traitée qu'en conjuguant sciences de la nature et de la société aux différentes échelles de l'action publique, des paysages, des unités de gestion (forêts, propriétés, séries) et de leurs peuplements pour développer une vision intégrée des fonctions, usages et usagers des forêts. Elle concerne aussi bien les pays du Nord (la France) que du Sud.

Quatre axes thématiques y sont distingués : l'intensification écologique des systèmes de production ; l'ingénierie écologique de la parcelle au territoire ; les nouvelles formes de gestion et de gouvernance ; l'élaboration de nouveaux paradigmes et méthodologies.

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10.   Petites notes des Echos

·         Le projet d'Atelier Recherche Prospective 'ADAGE' sur l'adaptation de l'agriculture et des écosystèmes anthropisés au changement climatique a été accepté par l'ANR. Le projet a débuté au 1er janvier de cette année ; la convention entre l'ANR et l'INRA a été signée à la fin de l'année 2008. Les nouvelles de cet ARP seront publiées dans les prochains numéros des Echos à la fin de cette année.

·         Appel à intention de Recherche et Développement «Bioressources, Industries et Performance » lancé par le département Bioressources de l’ADEME. La date limite de soumission des offres est fixée au 20 janvier 2009 minuit par courrier électronique ou au 21 Janvier 2009 à 17h par courrier postal ou porteur le. Contact : Léonard Boniface.

·         L’institut fédéral suisse de technologie à Zurich ouvre un Master of Advanced Studies in “Natural Hazards Management” sous la direction du Professeur Michael H. Faber en septembre 2009. Contact : info@zfw.ethz.ch

·         Dans le cadre du Fonds de Solidarité Prioritaire « Sud Expert Plantes », un master international « Biodiversité Végétale Tropicale » est en construction avec les Universités Paris Pierre et Marie Curie, Montpellier II, le MNHN et un plusieurs universités du « Sud ». Contacts : Catherine MOULIA, Jean Yves DUBUISSON et Bernard RIERA.

·         Le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) et l’Agence nationale de la recherche (ANR) ont mis en commun leur portefeuille de projets sur les écosystèmes tropicaux de manière à mieux définir par biomes les besoins de recherche, gestion et conservation ainsi que les mécanismes de fonctionnement des deux organismes.

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11.   Quelques publications

A Ecofor…

·         Que de nouveautés pour le programme GICC ! Nous l’annoncions dans le numéro précédent. Désormais, le site web du programme est accessible :
Ecofor a également inauguré cet automne 2008 La Lettre de GICC pour faciliter la diffusion d’information interne au programme. Au rythme de 3 à 4 lettres par an, cette lettre permettra de découvrir et de suivre la vie du programme, de connaître animations, manifestations et informations sur le thème des changements climatiques.

·         Le site web et la Newsletter n°0 de l’action Cost ECHOES sont également accessibles en ligne (en anglais uniquement).

·         Ecology and management of neotropical rainforest. Lessons drawn from Paracou, a long-term experimental research site in French Guiana, ouvrage coordonné par Sylvie Gourlet-Fleury, Jean-Marc Guehl et Olivier Laroussinie et co-édité par Elsevier SAS et ECOFOR en 2004 est désormais téléchargeable.

·         Déforestation évitée : les actes de l’atelier international « Régime international, déforestation évitée et évolution des politiques publiques et privées affectant les forêts dans les pays du Sud », organisé conjointement par CIRAD-IDDRI-CIFOR-ECOFOR en novembre 2007, font l’objet d’un numéro spécial de la International Forestry Review (Vol.10(3), 2008) dont quelques exemplaires sont disponibles à ECOOR.

·         Les actes du séminaire Ecofor « De l’observation des écosystèmes forestiers à l’information sur la forêt », Paris, 2-3 février 2005 (11 contributions) sont disponibles en ligne sur le site Symposcience.

Et ailleurs …

·         Le n°184 de Forêt-entreprise propose un dossier sur les fruitiers forestiers : le merisier, l’alisier torminal, le cormier, le poirier et le pommier sauvage. Ces essences intéressantes pour le gestionnaire nécessitent un diagnostic de leurs exigences stationnelles, une connaissance des risques notamment pathogènes et une attention à la qualité des plants. Comment favoriser ces essences de lumière en peuplement mélangé ? Les introduire en enrichissement ou plantation ? Comment mieux les valoriser ? Dans ce même numéro : le matériel forestier et la plantation par points d’appui.   Parution : janvier 2009. Tout sur le site de la revue.

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12.   Les manifestations

A Ecofor …

·         Premier atelier « Echoes » les 22, 23 et 24 janvier 2009 à Florence (Italie) !
Il s’agira de présenter l’Action à tous les participants et de présenter les premiers points importants issus des rapports nationaux (prévus pour juin 2009), chaque pays devant faire un état des lieux de « sa » Recherche sur les 3 thèmes d’Echoes (adaptation, impacts et atténuation). Des groupes de travail sur chacun des thèmes de l’Action permettront aux participants d’échanger pour la première fois sur les questions-clés qui les concernent.

Chez nos membres ….

·         La journée de lancement du Réseau Mixte Technologique « Forêts face au réchauffement climatique » aura lieu à ENGREF (Paris), le 13 mars 2009. Ce RMT a pour objet de stimuler les initiatives qui visent explicitement à adapter la sylviculture de façon à anticiper les changements du climat. Cette journée s’adresse à la communauté des acteurs du réseau et, plus largement, aux acteurs concernés par la préparation des forêts au réchauffement climatique. Elle a pour but principal d’exposer et de faire partager ses objectifs et son fonctionnement, et de présenter les projets qu’il soutient. Contacts : Olivier PICARD et Céline PERRIER.

·         Colloque International « Espaces protégés, acceptation sociale et conflits environnementaux », 16-18 septembre 2009 à Chambéry, organisé par le CNRS et l’Université de Savoie. Il ambitionne de rassembler les chercheurs en géographie, et plus largement en sciences sociales (histoire, sociologie, sciences politiques, économie, ethnologie, droit public…), travaillant sur les espaces protégés. Contact : Secrétariat EDYTEM

Et ailleurs …

·         A l’occasion des 20 ans du Département de la santé des forêts (DSF), la Direction générale de l’alimentation du Ministère de l’agriculture et de la pêche organise le colloque « Santé des forêts, 20 ans d'expérience, un défi pour l'avenir » les 10-11 mars 2009 à Beaune (Côte d'Or). Ce colloque est destiné à mettre en lumière l'existence et le fonctionnement du dispositif de surveillance des forêts métropolitaines et à mettre l'accent sur les principaux risques encourus par les peuplements forestiers, et notamment à l’occasion des changements climatiques et suite à l'introduction de nouveaux organismes nuisibles. Y sont attendus : les correspondants-observateurs, des responsables de leurs organismes respectifs, des professionnels de la filière forêt-bois et de l'environnement, des chercheurs impliqués dans le domaine de la santé des forêts ainsi que des journalistes. Les propositions de posters peuvent être adressées à Jean-Luc FLOT

·         L’Institut fédéral suisse de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL organise une conférence internationale « Santé et détente dans le paysage et la forêt » à Birsmendorf du 1er au 3 avril 2009. Cette conférence traitera des enjeux, théories, études empires et solutions pratiques grâce aux contributions de praticiens et chercheurs venus de différentes disciplines, en particulier des sciences de la santé et des branches relatives au paysage.

·         La première semaine forestière de Joenssu (first Joensuu Forestry Networking week) aura lieu du 24 au 29 mai 2009 à Joensuu (Finlande). Date limite des soumissions et inscriptions : fin janvier. Contact : Markus Lier

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Rédactrice en chef : Viviane Appora, chargée de mission, Gip Ecofor

Directeur de la publication : Jean-Luc Peyron, Directeur du Gip Ecofor

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