{"id":87,"date":"2022-05-20T16:23:08","date_gmt":"2022-05-20T14:23:08","guid":{"rendered":"http:\/\/localhost\/boisenergieweb\/?p=87"},"modified":"2022-05-25T10:32:54","modified_gmt":"2022-05-25T08:32:54","slug":"les-etudes-francaises-sur-le-bois-energie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/les-etudes-francaises-sur-le-bois-energie\/","title":{"rendered":"Les \u00e9tudes fran\u00e7aises sur les impacts de la r\u00e9colte de Bois Energie"},"content":{"rendered":"\n<p>Une des r\u00e9ponses pour faire face au changement climatique est d\u2019utiliser de fa\u00e7on accrue des \u00e9nergies renouvelables et notamment de biomasse foresti\u00e8re. Hors, un pr\u00e9l\u00e8vement accru de biomasse foresti\u00e8re a des impacts sur la biodiversit\u00e9, la fertilit\u00e9 des sols etc. Depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9e, plusieurs projets forestiers se sont pench\u00e9s sur la question, et plusieurs projets sur ces m\u00eames th\u00e9matiques se poursuivent de nos jours. Sur cette page, sont pr\u00e9sent\u00e9es des \u00e9tudes ant\u00e9rieures et parall\u00e8les \u00e0 Gerboise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Gerboise : GEstion raisonn\u00e9e de la R\u00e9colte de BOIS Energie (2015-2018)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>BIO2&nbsp;: Biomasse et Biodiversit\u00e9 foresti\u00e8res (2008-2009)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>(expertise collective)<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : 2008-2009<\/li><li>Financeur : MEEDDM (Minist\u00e8re de l\u2019\u00e9cologie du d\u00e9veloppement durable et de la mer)<\/li><li>Porteur : Guy Landamann (GIP Ecofor)<\/li><li>Partenaires : Irstea<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le <strong>projet BIO2<\/strong> s\u2019est pench\u00e9 sur la question \u00ab&nbsp;<em>Peut-on produire plus de bois, tout en pr\u00e9servant la biodiversit\u00e9 des for\u00eats<\/em>&nbsp;? \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Face au changement climatique, et \u00e0 la crise \u00e9nerg\u00e9tique, la France pr\u00e9voit l\u2019utilisation accrue de ressources renouvelables. Or, la France s\u2019est engag\u00e9e au sein de la Convention sur la biodiversit\u00e9 adopt\u00e9e en 1992 \u00e0 \u00ab&nbsp;stopper la perte de biodiversit\u00e9 d\u2019ici 2010&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La possibilit\u00e9 de concilier les objectifs de production et d\u2019utilisation accrue de biomasse et de conservation de la biodiversit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 d\u00e9battu dans le Grenelle de l\u2019environnement en 2008.<\/p>\n\n\n\n<p>A la demande du Minist\u00e8re en charge de l\u2019environnement, le GIP Ecofor a coordonn\u00e9 une \u00e9tude dont l\u2019objectif a \u00e9t\u00e9 de synth\u00e9tiser les implications potentielles de l\u2019augmentation de l\u2019utilisation de la biomasse foresti\u00e8re sur la biodiversit\u00e9 et les ressources naturelles (sols et eaux) en France m\u00e9tropolitaine (Landmann <em>et al<\/em>., 2009). Le projet BIO2 a dur\u00e9 deux ans (2008-2009) et s\u2019est conclu par la publication, en juillet 2009, d&rsquo;un rapport en 16 chapitres et 211 pages, rassemblant les contributions de vingt-deux auteurs issus en grande partie du monde de la recherche.<\/p>\n\n\n\n<p>Vous pouvez t\u00e9l\u00e9charger le <a href=\"http:\/\/docs.gip-ecofor.org\/libre\/etude_BIO2.pdf\">rapport du projet BIO2<\/a>, ainsi qu\u2019un <a href=\"http:\/\/www.set-revue.fr\/produire-plus-de-bois-tout-en-preservant-mieux-la-biodiversite-apports-de-letude-biomasse-et\">article de synth\u00e8se pr\u00e9sentant les principaux r\u00e9sultats du projet BIO2<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>BIOMADI&nbsp;: Biomasse et Biodiversit\u00e9 Foresti\u00e8re (2009-2013)<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>(\u00e9tudes, documentation)<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : 2009-2013<\/li><li>Financeur : MEEDDM (Minist\u00e8re de l\u2019\u00e9cologie du d\u00e9veloppement durable et de la mer)&nbsp;; MAAF (Minist\u00e8re de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;agroalimentaire et de la for\u00eat)<\/li><li>Porteur : C\u00e9cile Nivet (GIP Ecofor)<\/li><li>Partenaires : Irstea<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le projet BIOMADI, anim\u00e9 par le GIP Ecofor, s\u2019inscrit dans la suite du projet BIO2, il traite, au niveau forestier, des liens entre biomasse, biodiversit\u00e9 et ressources naturelles tout en s&rsquo;ouvrant aux parties prenantes. Il s&rsquo;inscrit dans un v\u00e9ritable processus de valorisation des connaissances et d&rsquo;am\u00e9lioration continue.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet BIOMADI, anim\u00e9 par le GIP Ecofor, a trait\u00e9, au niveau forestier, des liens entre biomasse, biodiversit\u00e9 et ressources naturelles. Il est inscrit dans la suite du projet BIO2.En deux tranches successives (2009-2011, 2011-2013)<\/p>\n\n\n\n<p>Le site web BIOMADI se veut un espace d\u2019approfondissement des connaissances et d\u2019\u00e9change sur la production de bois et la pr\u00e9servation des \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers. On y trouve&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; une <a href=\"http:\/\/docs.gip-ecofor.org\/libre\/note_de_cadrage_CNivet.pdf\">&nbsp;note de contexte<\/a> par C\u00e9cile Nivet.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; un <a href=\"http:\/\/biomadi.gip-ecofor.org\/index.php?sujet=fond_doc&amp;sm=rs\">fonds documentaire<\/a> de plusieurs centaines de r\u00e9f\u00e9rences li\u00e9es aux enjeux de BIOMADI (\u00e9conomie, politique, gestion foresti\u00e8re, pr\u00e9servation de la biodiversit\u00e9,<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;positionnement des acteurs).<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; la restitution de 2 ateliers techniques consacr\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9valuation de la ressource et tout en s&rsquo;ouvrant aux parties prenantes.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; D&rsquo;une veille scientifique et technique sur tout \u00e9v\u00e9nement ou toute publication susceptible d&rsquo;\u00e9clairer le lecteur sur l&rsquo;\u00e9tat actuel des connaissances et le positionnement des acteurs de l&rsquo;environnement et du monde forestier quant aux cons\u00e9quences d&rsquo;une production accrue de bois sur la biodiversit\u00e9 et les ressources naturelles.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>RESOBIO&nbsp;: Gestion des r\u00e9manents forestiers, pr\u00e9servation des sols et de la biodiversit\u00e9<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>(expertise collective)<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : 2012 \u2013 2013<\/li><li>Financeur : ADEME&nbsp;; MAAF (Minist\u00e8re de l&rsquo;agriculture, de l&rsquo;agroalimentaire et de la for\u00eat)<\/li><li>Porteur : Guy Landmann (GIP Ecofor)<\/li><li>Partenaires : INRA, IRSTEA, ONF, FCBA<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le projet <a href=\"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/?q=node\/900\"><strong>RESOBIO<\/strong><\/a> (mai 2012 &#8211; octobre 2013, rendus en 2014 et 2015)), coordonn\u00e9e par le GIP Ecofor, soutenu par l\u2019ADEME et le Minist\u00e8re en charge des for\u00eats, avait pour objectifs <strong>d\u2019actualiser les connaissances<\/strong> disponibles sur les cons\u00e9quences potentielles du pr\u00e9l\u00e8vement des r\u00e9manents forestiers sur les sols et la biodiversit\u00e9, et <strong>d\u2019identifier les pistes de recommandations<\/strong> en vue de r\u00e9viser le guide \u00e9dit\u00e9 par l\u2019ADEME en 2006 sur la \u00ab r\u00e9colte raisonn\u00e9e des r\u00e9manents en for\u00eat \u00bb, qui n\u2019avait pas pris en compte la biodiversit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet RESOBIO s\u2019est conclu par la r\u00e9daction d\u2019un rapport de 243 pages rassemblant autour d\u2019une vingtaine de questions les contributions de 14 auteurs, issus de divers horizons (recherche, d\u00e9veloppement et industrie).<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Vous pouvez t\u00e9l\u00e9charger <a href=\"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/doc\/drupal\/Rapport%20final%20Resobio%20-%202014-06-28.pdf\">le rapport RESOBIO<\/a> ainsi qu\u2019une <a href=\"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/doc\/drupal\/synthese_resobio_2015-09.pdf\">synth\u00e8se de 20 pages l\u2019ADEME<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Dispositif ICIF : Itin\u00e9raires de Cultures Innovantes en For\u00eat<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : installation 2011-2014, suivi 2040\u2026 dans les Ardennes<\/li><li>Financeur : FUTUROL &amp; ADEME<\/li><li>Porteur : Claudine Richter, ONF RDI<\/li><li>Partenaires : INRA, FCBA<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le bois \u00e9nergie est un composant strat\u00e9gique du plan de d\u00e9veloppement des \u00e9nergies renouvelables. Pour anticiper la demande, les forestiers doivent r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 de nouvelles pratiques pour produire durablement plus de biomasse. Parmi les solutions, des itin\u00e9raires permettant une plus forte production sont \u00e0 envisager, par restauration et maintien de la fertilit\u00e9 et\/ou cultures innovantes. Le potentiel des cultures d\u00e9di\u00e9es est av\u00e9r\u00e9 sur sols agricoles fertiles, mais pose des questions en termes d&rsquo;impact environnemental li\u00e9 notamment au changement d&rsquo;usage des sols (concurrence entre les usages alimentaires ou non alimentaires). La transposition sur sols forestiers plus acides n\u00e9cessite des recherches sp\u00e9cifiques sur la gestion de la fertilit\u00e9 des sols, le choix des esp\u00e8ces candidates, l&rsquo;adaptation des itin\u00e9raires, leur \u00e9valuation technico-\u00e9conomique, et les impacts sur les \u00e9cosyst\u00e8mes. Leur mise au point suppose de s&rsquo;int\u00e9resser aux modalit\u00e9s de pr\u00e9paration des plantations (travail du sol, amendement) n\u00e9cessaires pour optimiser leur productivit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Une collaboration FCBA, INRA et ONF a abouti \u00e0 la mise en place d&rsquo;un site exp\u00e9rimental de 11 ha comparant les effets de diverses modalit\u00e9s de travail du sol et de gestion de sa fertilit\u00e9 sur la productivit\u00e9 d&rsquo;itin\u00e9raires d\u00e9di\u00e9s (feuillus) ou semi-d\u00e9di\u00e9s (r\u00e9sineux). Entre autres, le dispositif teste l&rsquo;utilisation de cendres issues de chaufferie bois comme amendement, dans une logique de gestion circulaire et durable de la fertilit\u00e9 des sols.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour plus d\u2019informations&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.ademe.fr\/projet-icif-evaluation-ditineraires-cultures-innovantes-foret-production-biomasse\">http:\/\/www.ademe.fr\/projet-icif-evaluation-ditineraires-cultures-innovantes-foret-production-biomasse<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Vous pouvez t\u00e9l\u00e9charger le rapport du projet ICIF en cliquant sur ce lien&nbsp;: <a href=\"http:\/\/www.ademe.fr\/sites\/default\/files\/assets\/documents\/evaluation-itineraires-cultures-innovantes-foret.pdf\">http:\/\/www.ademe.fr\/sites\/default\/files\/assets\/documents\/evaluation-itineraires-cultures-innovantes-foret.pdf<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Dispositif MOS : Manipulation de la mati\u00e8re organique des sols<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : 2013\u2026 \u00e0 2040 !<\/li><li>Financeur : multi-projets (INRA, ANAEE-F, FEDER, LABEX ARBRE, ADEME)<\/li><li>Porteur : Bernd Zeller et Laurent Saint-Andr\u00e9, INRA-BEF<\/li><li>Partenaires : INRA (BEF-IaM), ONF, UCFF<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9manents de coupe constituent une ressource non exploit\u00e9e potentiellement utilisable \u00e0 des fins \u00e9nerg\u00e9tiques, mais aussi un compartiment essentiel pour le maintien de la fertilit\u00e9 et la biodiversit\u00e9 des sols forestiers. Des \u00e9tudes en zones tropicales ou bor\u00e9ales montrent les impacts plus ou moins forts et plus ou moins rapides qu\u2019ont de telles pratiques sur un certain nombre des fonctions les \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers. Le r\u00e9seau Mati\u00e8res Organiques des Sols (MOS) a \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9 afin d\u2019\u00e9valuer les effets multiples \u00e0 court et long terme des manipulations de r\u00e9manents de coupe&nbsp;: mati\u00e8re organique sur les peuplements forestiers temp\u00e9r\u00e9s. Six sites par essence (Douglas, ch\u00eane, h\u00eatre) se situant le long d&rsquo;un gradient de vuln\u00e9rabilit\u00e9 (climat, fertilit\u00e9 du sol) ont \u00e9t\u00e9 mis en place. Chaque site pr\u00e9sente des peuplements jeunes (premi\u00e8re \u00e9claircie) avec un fort besoin en nutriments. Avant la mise en place des traitements la variabilit\u00e9 des sols a \u00e9t\u00e9 capt\u00e9e par une analyse syst\u00e9matique des sols par spectrom\u00e9trie infrarouge (NIRS-MIRS). Cette approche innovatrice permet une mise en place non biais\u00e9 des diff\u00e9rentes modalit\u00e9s sur chaque site (4 modalit\u00e9s x 3 r\u00e9p\u00e9titions = placettes de 1600 m<sup>2 <\/sup>par site). Les modalit\u00e9s sont :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>T\u00e9moin : sylviculture habituelle, pr\u00e9l\u00e8vement des grumes BFT<\/li><li>Retrait des r\u00e9manents seulement (menus-bois)<\/li><li>Retrait des r\u00e9manents + raclage de la liti\u00e8re<\/li><li>Retrait des r\u00e9manents + rem\u00e9diation par apport de cendres<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>L&rsquo;apport des cendres de bois (chaufferie biomasse) permet d&rsquo;\u00e9valuer une \u00e9ventuelle compensation des besoins nutritifs des peuplements et ainsi d&rsquo;apporter une meilleure vision sur les effets d&rsquo;une rem\u00e9diation par les cendres de bois.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Projet DEFIFORBOIS : D\u00e9<\/em><\/strong><strong><em>veloppement et durabilit\u00e9 de la fili\u00e8re For\u00eat-Bois en r\u00e9gion Centre Val de Loire<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>(recherche appliqu\u00e9e \/ transfert)<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : janvier 2016 \u2013 d\u00e9cembre 2019<\/li><li>Financeur : R\u00e9gion Centre-Val de Loire et PSDR<\/li><li>Porteur : Nathalie Korboulevsky IRSTEA Nogent<\/li><li>Partenaires : INRA, FCBA, ONF, CRPF, Unisylva, Arbocentre<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Objectifs :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Un volet d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des essences au CC dans la r\u00e9gion Centre et \u00e0 la recherche de nouvelles essences et itin\u00e9raires adapt\u00e9s<\/li><li>2 volets sur une <strong>d\u00e9clinaison r\u00e9gionale de Gerboise<\/strong>, mais plus exhaustif et pouss\u00e9 et avec des aspects technique et \u00e9conomique, et lien avec le projet INSENSE<\/li><li>Production d\u2019outils et transfert en r\u00e9gion<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Les for\u00eats de la r\u00e9gion Centre couvrent un quart de sa superficie totale. Majoritairement priv\u00e9es, elles rec\u00e8lent une ressource bois importante mais sous-exploit\u00e9e. G\u00e9rer durablement ces for\u00eats et renforcer la comp\u00e9titivit\u00e9 de la fili\u00e8re bois constituent un enjeu fort pour le d\u00e9veloppement \u00e9conomique des territoires \u00e0 dominante foresti\u00e8re. Cependant, la fili\u00e8re est face \u00e0 deux d\u00e9fis : augmentation de la demande en bois, avec diversification des usages ; changements climatiques mena\u00e7ant s\u00e9rieusement les for\u00eats de la r\u00e9gion \u00e0 l\u2019horizon 2050. En d\u00e9pit des incertitudes, ce contexte nouveau impose des mutations de la part des gestionnaires forestiers et des entreprises ce qui soul\u00e8ve des interrogations sur l\u2019investissement des entreprises, l\u2019impact des r\u00e9coltes suppl\u00e9mentaires sur le sol et la biodiversit\u00e9 ainsi que sur les modalit\u00e9s d\u2019adaptation ou de transformation des peuplements pour faire face aux conditions climatiques futures.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet propose, pour la r\u00e9gion Centre, de faire un diagnostic environnemental, \u00e9conomique et \u00ab ressources humaines \u00bb des entreprises de mobilisation des bois et de leurs nouvelles pratiques de r\u00e9colte, et de concevoir des options sylvicoles et une offre d\u2019essences mieux adapt\u00e9es aux enjeux et au climat futur.<\/p>\n\n\n\n<p>La finalit\u00e9 du projet est de fournir des outils d\u2019aide \u00e0 la d\u00e9cision et des recommandations pour garantir la durabilit\u00e9 de la gestion foresti\u00e8re sous l&rsquo;angle de la mobilisation du bois et de son renouvellement et renforcer la r\u00e9silience des for\u00eats aux changements climatiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Le projet DEFIFORBOIS est un projet PSDR (<a href=\"http:\/\/psdr.fr\/PSDR.php?categ=103&amp;lg=FR\">Pour et Sur le D\u00e9veloppement R\u00e9gional<\/a>). <a href=\"http:\/\/psdr.fr\/archives\/INS399PDFN1.pdf?PHPSESSID=fk8m98ruqlcnfc47p1v4586544\">T\u00e9l\u00e9charger la fiche du projet DEFIFORBOIS<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Projet INSENS\u00c9 : INdicateurs de SENSibilit\u00e9 des \u00c9cosyst\u00e8mes forestiers soumis \u00e0 une r\u00e9colte accrue de biomasse<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>(recherche appliqu\u00e9e)<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : f\u00e9v 2014-d\u00e9c 2017<\/li><li>Financeur : ADEME REACCTIF 2013<\/li><li>Porteurs : Laurent Augusto (INRA ISPA) et No\u00e9mie Pousse (ONF RDI)<\/li><li>Partenaires : INRA, ONF, APT<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Afin de remplir ses objectifs de r\u00e9duction de ses \u00e9missions en CO2, la France doit, entre autres, augmenter ses pr\u00e9l\u00e8vements de bois. Augmenter les pr\u00e9l\u00e8vements de bois peut avoir un impact non n\u00e9gligeable sur l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me forestier. Les gestionnaires forestiers ont besoin de savoir quelles sont les propri\u00e9t\u00e9s qui expliquent la sensibilit\u00e9 de leur sol \u00e0 la r\u00e9colte suppl\u00e9mentaire de bois, notamment de bois extr\u00eamement riches en \u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux (menu bois, bois de faible diam\u00e8tre). De plus, ils ont besoin de pouvoir caract\u00e9riser de fa\u00e7on simple l\u2019\u00e9tat initial de leurs sols en termes de fertilit\u00e9 et de sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019export d\u2019\u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux. L\u2019<strong>objectif <\/strong>de ce projet est de <strong>mobiliser des bases de donn\u00e9es concernant les \u00e9cosyst\u00e8mes forestiers en vue de d\u00e9finir des indicateurs simples et peu co\u00fbteux de sensibilit\u00e9 \u00e0 une r\u00e9colte accrue de bois.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les <strong><u>objectifs scientifiques<\/u> et techniques<\/strong> de ce projet se d\u00e9clinent de la fa\u00e7on suivante :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>identification des variables cl\u00e9s, d\u00e9terminantes quant \u00e0 la distribution et l\u2019intensit\u00e9 des impacts observ\u00e9s suite \u00e0 une r\u00e9colte accrue de bois, notamment de bois de petit diam\u00e8tre et de feuillage particuli\u00e8rement riches en \u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux ;<\/li><li>identification des syst\u00e8mes experts utilis\u00e9s dans d\u2019autres pays forestiers permettant d\u2019analyser et de classer les risques suite \u00e0 une r\u00e9colte accrue de bois ;<\/li><li>une fois les variables cl\u00e9s de la sensibilit\u00e9 identifi\u00e9es, analyser et calibrer \u00e0 l\u2019\u00e9chelle nationale (gradients de fertilit\u00e9 et climatique les plus vastes possible) les relations entre ces variables cl\u00e9s d\u2019une part et des <strong>indicateurs <\/strong>accessibles aux gestionnaires forestiers d\u2019autre part;<\/li><li>tester l\u2019application de ces relations \u00e0 l\u2019\u00e9chelle locale (massif), id\u00e9alement sur une maille de 1 \u00e0 2 points par ha, maillage souvent utilis\u00e9 pour d\u00e9finir les r\u00e8gles de gestion (am\u00e9nagements, plans simples de gestion).<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><strong><em>Projet RESPIRE : RE<\/em><\/strong><strong><em>colte des menus boiS en for\u00eat : Potentiel, Impact et Rem\u00e9diation par Epandage de cendres<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : juillet 2014-juillet 2017<\/li><li>Financeur : ADEME REACCTIF 2013<\/li><li>Porteur : Laurent Saint-Andr\u00e9, INRA BEF<\/li><li>Partenaires : INRA, ONF, UCFF, Universit\u00e9 de Lorraine<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Contexte :<\/p>\n\n\n\n<p>Les pouvoirs publics s\u2019engagent \u00e0 r\u00e9duire la consommation des \u00e9nergies fossiles et \u00e0 d\u00e9velopper les \u00e9nergies renouvelables afin de diminuer les \u00e9missions de CO2. La demande en bois-\u00e9nergie est donc appel\u00e9e \u00e0 s\u2019accroitre dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Une strat\u00e9gie qui consiste en une mobilisation accrue des r\u00e9manents.<\/p>\n\n\n\n<p>Les impacts de cette pratique sur les flux de nutriments et sa rem\u00e9diation par apport de cendres de bois ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9s dans les pays scandinaves ou tropicaux limitant leur transposition aux for\u00eats fran\u00e7aises temp\u00e9r\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les objectifs de RESPIRE, tout en s\u2019appuyant sur le r\u00e9seau MOS sont&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>\u00e9tudier l\u2019impact d\u2019un pr\u00e9l\u00e8vement accru de biomasse sur la mati\u00e8re organique du sol (dynamique d\u2019\u00e9l\u00e9ments nutritifs, biodiversit\u00e9 du sol)&nbsp;;<\/li><li>tester l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un <strong>effet de seuil <\/strong>selon l\u2019intensit\u00e9 de pr\u00e9l\u00e8vement, l\u2019essence ou le<\/li><li>contexte p\u00e9doclimatique et proposer des indicateurs biologique de risques&nbsp;;<\/li><li>\u00e9tudier les m\u00e9canismes biophysiques de <strong>rem\u00e9diation par les cendres&nbsp;;<\/strong><\/li><li>faire une <strong>\u00e9valuation socio-\u00e9conomique du syst\u00e8me <\/strong>(gisements cendres, bilan \u00e9conomique, acceptabilit\u00e9 sociale).<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>T\u00e9l\u00e9charger la <a href=\"http:\/\/www.ucff.asso.fr\/fileadmin\/images\/RESPIRE.pdf\">plaquette du projet RESPIRE<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Projet QLSpims : Nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de mod\u00e8les sols-plantes \u00e0 base dendrom\u00e9trique<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : Juillet 2013- d\u00e9cembre 2016<\/li><li>Financeur : Labex ARBRE<\/li><li>Porteur : Laurent SAINT-ANDRE<\/li><li>Partenaires : Nancy : INRA (BEF-EEF-LERFOB-IaM), UICL; National (UMR TCEM, ECO&amp;Sols, P-Sud, ONF), Europe (Ulund, ISA, VtI, ZALF)<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Contexte&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Les mesures d\u2019att\u00e9nuation et d\u2019adaptation en for\u00eat pour lutter contre les changements globaux et pour fournir une ressource soutenue et durable d\u2019\u00e9nergie sont une priorit\u00e9 en Europe. Malheureusement, il n\u2019existe pas d\u2019outils permettant de comparer l\u2019impact des diff\u00e9rentes options d\u2019am\u00e9nagement forestier sur tous les services \u00e9cosyst\u00e9miques que rendent les for\u00eats. Scientifiquement, l\u2019enjeu est de prendre en compte les interactions entre cycles biog\u00e9ochimiques pour ensuite, in fine, \u00e9valuer les compromis entre la s\u00e9questration de carbone, la production de bois et les autres services \u00e9cosyst\u00e9miques.<\/p>\n\n\n\n<p>Objectifs&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Combler un vide sur les mod\u00e8les d\u2019interactions sol-plante d\u00e9di\u00e9s aux gestionnaires forestiers, capables d\u2019\u00e9valuer sur le long terme l\u2019impact des changements globaux, et aider ainsi \u00e0 relever les challenges \u00e9conomiques impos\u00e9s par l\u2019adaptation \u00e0 ces changements globaux.<\/li><li>S\u2019appuyer sur une d\u00e9marche interdisciplinaire qui combine \u00e9cophysiologie, \u00e9cologie, foresterie, biog\u00e9ochimie, microbiologie pour comprendre l\u2019impact de la biodisponibilit\u00e9 en eau et en \u00e9l\u00e9ments min\u00e9raux sur le fonctionnement de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me avec une focale sur le syst\u00e8me racinaire<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Pour plus d\u2019informations&nbsp;: <a href=\"http:\/\/mycor.nancy.inra.fr\/ARBRE\/?page_id=364\">http:\/\/mycor.nancy.inra.fr\/ARBRE\/?page_id=364<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Projets BAFES\/ BASHSERV : Biomass harvest and Ash recycling: Impact on Forest Ecosystem Service values Biofuel harvest and ash recycling in forests: Assessment of new management practices applying an ecosystem service approach<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dur\u00e9e : Mars 2017 \u2013 F\u00e9vrier 2018<\/li><li>Financeur : Labex ARBRE et R\u00e9gion Grand-Est<\/li><li>Porteur : Jens Abildtrup (INRA-BETA)<\/li><li>Post-doc : Benjamin Ouvrard<\/li><li>Partenaires : INRA (LEF et BEF), BETA, scandinaves (SLU, IFRO) De fa\u00e7on \u00e0 r\u00e9pondre aux objectifs d\u2019augmentation d\u2019utilisation des \u00e9nergies renouvelables, la r\u00e9colte de bois-\u00e9nergie s\u2019accro\u00eet. Cette derni\u00e8re soul\u00e8ve la question de l\u2019export des nutriments en for\u00eat, ce qui pourrait, \u00e0 long-terme avoir une influence n\u00e9gative sur la productivit\u00e9 foresti\u00e8re. La rem\u00e9diation par les cendres est propos\u00e9e comme solution pour faire face \u00e0 la perte de nutriments. Cependant, aucune \u00e9valuation n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e sur comment la rem\u00e9diation par les cendres allait influencer la gestion des propri\u00e9taires forestiers, ni les changements associ\u00e9s pour la provision de services \u00e9cosyt\u00e9miques. Objectifs :<\/li><li>D\u00e9velopper un cadre fonctionnel permettant de coupler des mod\u00e8les biophysiques, les d\u00e9cisions des gestionnaires et l\u2019impact d\u2019un pr\u00e9l\u00e8vement accru de biomasse et de recyclage des cendres sur la provision de services \u00e9cosyst\u00e8miques.<\/li><li>Evaluation des facteurs aboutissants \u00e0 l\u2019acceptation ou non d\u2019un pr\u00e9l\u00e8vement accru des r\u00e9manents et une rem\u00e9diation par les cendres (Su\u00e8de, France)<\/li><li>Evaluation de l\u2019impact de la mise en place d\u2019une fili\u00e8re cendre sur des choix des strat\u00e9gies sylvicultures &nbsp;par les propri\u00e9taires foresti\u00e8res priv\u00e9es &nbsp;(Su\u00e8de)<\/li><li>Evaluation de l\u2019acceptabilit\u00e9, par la population civile, des changements de pratiques (France)<\/li><\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Une des r\u00e9ponses pour faire face au changement climatique est d\u2019utiliser de fa\u00e7on accrue des \u00e9nergies renouvelables et notamment de biomasse foresti\u00e8re. Hors, un pr\u00e9l\u00e8vement accru de biomasse foresti\u00e8re a des impacts sur la biodiversit\u00e9, la fertilit\u00e9 des sols etc. Depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9e, plusieurs projets forestiers se sont pench\u00e9s sur la question, et plusieurs &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/les-etudes-francaises-sur-le-bois-energie\/\" class=\"more-link\">Lire la suite de<span class=\"screen-reader-text\">\u00ab\u00a0Les \u00e9tudes fran\u00e7aises sur les impacts de la r\u00e9colte de Bois Energie\u00a0\u00bb<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-87","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/87","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=87"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/87\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":112,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/87\/revisions\/112"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=87"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=87"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gerboise\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=87"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}