{"id":534,"date":"2003-01-21T12:17:57","date_gmt":"2003-01-21T11:17:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/?p=534"},"modified":"2018-11-21T12:18:20","modified_gmt":"2018-11-21T11:18:20","slug":"acteurs-etatiques-et-non-etatiques-dans-la-politique-climatique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/?p=534","title":{"rendered":"Acteurs \u00e9tatiques et non-\u00e9tatiques dans la politique climatique"},"content":{"rendered":"<h1 class=\"title\">Acteurs \u00e9tatiques et non-\u00e9tatiques dans la politique climatique<\/h1>\n<div class=\"tabs\"><\/div>\n<div id=\"node-268\" class=\"node odd full-node node-type-projet_de_recherche\">\n<div class=\"meta\"><\/div>\n<div id=\"content-middle\">\n<div class=\"block-wrapper odd\">\n<div id=\"block-attachment_block-attachment_bloc\" class=\"block block-attachment_block \">\n<div class=\"content\">\n<table id=\"table_piece_jointe\" class=\"sticky-enabled sticky-table\">\n<tbody>\n<tr>\n<th>Fichier(s) attach\u00e9(s)<\/p>\n<hr \/>\n<\/th>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<ul>\n<li class=\"pdf\"><a href=\"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/doc\/drupal\/gicc\/3HespulKessler27mai.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Pr\u00e9sentation du projet &#8211; ppt<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<ul>\n<li class=\"pdf\"><a href=\"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/doc\/drupal\/gicc\/KesslerResumeRF.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Rapport final r\u00e9sum\u00e9<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td>\n<ul>\n<li class=\"pdf\"><a href=\"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/doc\/drupal\/gicc\/9-03AdemeKesslerRF.pdf\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Rapport final <\/a><\/li>\n<\/ul>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"content\">\n<p>Les n\u00e9gociations internationales sur le r\u00e9chauffement climatique sont entr\u00e9es dans une nouvelle phase apr\u00e8s la conclusion des accords de Marrakech, en 2001. Celle-ci aboutit \u00e0 la mise en \u0153uvre des principales dispositions issues des accords internationaux, et par le lancement, en parall\u00e8le, de discussions sur l\u2019avenir du r\u00e9gime. Cette \u00e9volution se traduit, pour les acteurs \u00e9tatiques comme pour les acteurs non \u00e9tatiques, par des mutations dans leur fa\u00e7on d\u2019appr\u00e9hender le jeu diplomatique.<\/p>\n<p>Le r\u00f4le croissant de l\u2019Union europ\u00e9enne comme structure encadrant la n\u00e9gociation mais aussi comme productrice d\u2019un cadre juridique concr\u00e9tisant les principales d\u00e9cisions prises \u00e0 Kyoto et \u00e0 Marrakech, oblige \u00e9galement les acteurs \u00e0 modifier \u00e0 la fois leurs organisations et leurs strat\u00e9gies. Les administrations environnementales, qui ont, historiquement la main sur le processus de d\u00e9cision sont confront\u00e9es \u00e0 une complexification et \u00e0 une politisation croissante de l\u2019objet climatique. Elles doivent g\u00e9rer l\u2019interface entre les dimensions technique et politique des n\u00e9gociations.<\/p>\n<p>La mise en place des dispositifs europ\u00e9ens a des cons\u00e9quences ambigu\u00ebs : les processus d\u00e9cisionnels s\u2019enchev\u00eatrent, les expertises se partagent, les alliances et les conflits ont lieu en plusieurs lieux et \u00e0 plusieurs niveaux. Les ONG environnementales, qui ont jou\u00e9 un r\u00f4le d\u00e9terminant dans la mise sur agenda du probl\u00e8me climatique sont elles aussi confront\u00e9es \u00e0 des \u00e9volutions.<br \/>\nDans les trois pays de notre \u00e9tude, leurs \u00e9quipes s\u2019enrichissent, se professionnalisent, mais cela ne permet pas d\u2019estomper les diff\u00e9rences de moyens et de strat\u00e9gies qui subsistent entre acteurs fran\u00e7ais, anglais et allemands. Les acteurs fran\u00e7ais ayant globalement une position beaucoup plus fragile que celles de leurs homologues \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des entreprises, moins d\u00e9pendantes des territoires nationaux, on remarque une profonde \u00e9volution dans les discours et au sein des organisations. Le changement climatique et les n\u00e9gociations deviennent un sujet majeur. Les personnes responsables de ces questions dans ces organisations se situent \u00e0 un niveau de plus en plus \u00e9lev\u00e9 dans la hi\u00e9rarchie. Les entreprises localis\u00e9es en Europe reconnaissent \u00e0 pr\u00e9sent l\u2019existence du probl\u00e8me du r\u00e9chauffement climatique et la n\u00e9cessit\u00e9 de politiques ambitieuses en mati\u00e8re de r\u00e9duction des \u00e9missions de gaz. Elles interviennent de plus en plus dans la diplomatie, surtout au niveau de l\u2019Union europ\u00e9enne, notamment en d\u00e9veloppant un lobbying technique et un discours sur l\u2019\u00e9conomie du changement climatique qui s\u2019av\u00e8rent particuli\u00e8rement efficaces.<\/p>\n<p>Les think-tank, et les organisations de recherche, sont moins sensibles \u00e0 ces \u00e9volutions. Mais la production de savoir n\u2019est plus leur seule pr\u00e9occupation : ils s\u2019int\u00e9ressent de plus en plus \u00e0 la mise en oeuvre des accords internationaux et \u00e0 la coh\u00e9rence entre l\u2019action publique et les n\u00e9gociations internationales. De fortes disparit\u00e9s selon les pays existent \u00e0 la fois dans la nature de ces organisations et dans leur r\u00f4le politique. En France, la recherche publique joue un r\u00f4le d\u00e9terminant ; les think-tank y sont nettement moins nombreux et moins actifs qu\u2019en Allemagne ou au Royaume-Uni. La forte politisation de la question climatique, que l\u2019on ressent bien au travers de son importance dans l\u2019espace m\u00e9diatique et de son omnipr\u00e9sence dans les discussions et sommets internationaux, notamment au G8, questionne cependant la gouvernance de la diplomatie climatique. Le jeu est plus ouvert ; il devient aussi plus technique ; l\u2019articulation entre le politique et l\u2019expert se complexifie posant de nouvelle fa\u00e7on la question des rapports entre le savant et le politique.<\/p>\n<div class=\"field field-type-textfield-field-coordination-apr\">\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"field-label\">Coordinateur(s)<\/td>\n<td class=\"field-content\">\n<div class=\"field-item odd\">\n<p>Marie-Christine Kessler, CNRS &#8211; CERSA<\/p>\n<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<div class=\"field field-type-textfield-field-financeur-apr\">\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"field-label\">Financeur(s)<\/td>\n<td class=\"field-content\">\n<div class=\"field-item odd\">ADEME<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<div class=\"field field-type-textfield-field-budget-apr\">\n<table>\n<tbody>\n<tr>\n<td class=\"field-label\">Budget<\/td>\n<td class=\"field-content\">\n<div class=\"field-item odd\">40 000 \u20ac TTC<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Acteurs \u00e9tatiques et non-\u00e9tatiques dans la politique climatique Fichier(s) attach\u00e9(s) Pr\u00e9sentation du projet &#8211; ppt Rapport final r\u00e9sum\u00e9 Rapport final Les n\u00e9gociations internationales sur le r\u00e9chauffement climatique sont entr\u00e9es dans une nouvelle phase apr\u00e8s&#46;&#46;&#46;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[19,37,92],"tags":[],"class_list":["post-534","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-apr","category-apr-2003","category-les-projets-retenus-fr-apr-2003"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/534","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=534"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/534\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":535,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/534\/revisions\/535"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=534"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=534"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gip-ecofor.org\/gicc\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=534"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}