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Usages et viabilité de l'exploitation des produits forestiers non-ligneux en Guyane française : l'homme, la plante et la petite faune en forêt guyanaise

Coordinateur(s)
Serge Bahuchet, MNHN
Partenaire(s)

IRD

CNRS

L’objectif du projet était de fournir les données de base sur les ressources, les usages des produits forestiers non-ligneux (PFNL) pour la région nord de Guyane, une question déjà abordée pour les communautés amérindiennes de l’intérieur, mais jamais réellement examinée pour les communautés de la région côtière. Toutes ces communautés, aux fondements culturels variés, faisaient naguère appel à de nombreuses espèces pour leur alimentation, mais aussi pour leur habitation et nombre d’ustensiles quotidiens. Le projet s’est déroulé dans les principales communautés de la partie nord de la Guyane :
Amérindiens Palikur, Arawak et Kaliña ; Marrons Saramaka ; Hmong et Créoles, le long de l’axe double Cayenne - St Laurent et Cayenne - St Georges (RN 1 et 2), que nous supposions constituer la ligne côtière de concentration et de redistribution des PFNL. Quelques thèmes ont été privilégiés, car ils se sont révélés plus importants que d’autres : la construction des pirogues, la vannerie, le commerce des mygales et l’usage des palmiers.
Il résulte de nos enquêtes que le développement économique et les revenus, notamment procurés par les services sociaux, ont entraîné une très nette baisse de la dépendance envers les produits forestiers pour la vie quotidienne, en fonction de la proximité des centres de commerce et de la facilité d’approvisionnement. Parallèlement, ils n’ont pas favorisé l’implication des communautés dans l’exploitation commerciale et artisanale des PFNL, à la différence des pays voisins (notamment le Brésil).
Hormis quelques produits spécifiques (pirogues, objets sculptés pour le tourisme, mygales), certains destinés à l’habitat urbain (charpentes, palmes pour abris), la pression écologique sur la ressource est très faible, réduite à quelques espèces (Brocimum, Cedrella, Geonema).
En relation avec cette baisse des usages, la transmission du savoir technique et ethnobiologique n’est plus assurée entre les générations.