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Comparaison sur le plan économique de différentes méthodes de lutte contre le risque de tempête

Coordinateur(s)
Cabinet Michel Chavet (expertise forestière)
Partenaire(s)
Cemagref


L'objectif de ce travail était de comparer, en prenant comme exemple un peuplement de Douglas, différentes techniques de lutte contre les risques liés au vent. Dans la littérature on trouve en général quatre outils permettant de diminuer les aléas ou leurs effets :

1. les mesures de prévention (par exemple choix techniques de sylviculture et d'aménagement),

2. la diversification (en évitant de faire les mêmes choix techniques sur tout un ensemble de parcelles, même si ce choix paraît le meilleur à différents points de vue),

3. l'assurance (en fait, une variante de la diversification),
4. la couverture c'est à dire là encore une diversification, mais dans des investissements dont les propres risques sont corrélés négativement avec les risques étudiés. On retrouve surtout cette méthode dans le cadre des marchés financiers ou des ventes à terme de biens (dont le bois) mais préparer une régénération sous abri est aussi un moyen de se couvrir partiellement en cas de disparition du peuplement à l'étage dominant. Cette dernière mesure n'a pas été étudiée ici.


Une forêt de 6 ha, comprenant six parcelles de 1 ha, a été choisie puis modélisée. La seule conséquence d'une tempête prise en compte est l'aspect financier.

Le travail a permis de rassembler des éléments sur :

* l'évolution des prix du bois de douglas,

* l'intérêt économique de la culture du douglas,

* les différents critères de gestion en situation de risque de destruction des arbres,

* des éléments sur les lois de probabilité relatives aux tempêtes destructrices, et les liens entre le vent et les dégâts aux peuplements,

* différentes méthodes de Monte Carlo utilisables pour simuler des tels évènements,

* et enfin différents résultats sur les moyens de lutte contre ce type de risque :
- assurance (pour diminuer l'impact économique d'une tempête)
- labour profond (pour diminuer les sensibilités des arbres au vent),

- réduction de la durée des révolutions (pour diminuer le capital ainsi exposé)

- diversification des intervenetions sur diffrentes parcelles.


La sensibilité de ces résultats a été testée vis-à-vis de différents paramètres.

Ces résultats sont un premier pas vers l'étude de la diversification optimal d'un patrimoine entre forêts et placement financier. On peut aussi l'approfondir en ne considérant plus seulement la production de bois, mais également la production d'aménités.