Publié par

CARTOFORA, le site de référence sur la cartographie des forêts anciennes en France métropolitaine

Cartofora

Qu’est-ce qu’une forêt « ancienne » ?

C’est en 2007 qu’ont démarré les premiers travaux de vectorisation, à l’échelle régionale, de la carte d’Etat-major afin d’identifier les forêts « anciennes » en place au début/milieu du 19ème siècle. Les forêts sont dites « anciennes » si elles étaient présentes à une date donnée, en général au moins 150 ans, ce qui correspond sensiblement à la date du dernier minimum forestier connu en France métropolitaine. La carte d’Etat-major dont les minutes ont été levées au 1 :40 000 entre 1825 et 1866 constitue une source d’information précieuse pour l’étude des occupations anciennes des sols.

L’ancienneté de l’état boisé est un élément clé de la répartition actuelle des espèces et du fonctionnement des écosystèmes forestiers. La mémoire des écosystèmes s’explique par les modifications des sols induites par les usages agricoles et la lenteur de la dispersion des espèces depuis les forêts anciennes vers les forêts récentes. La connaissance des forêts anciennes, devenue un enjeu important en termes de conservation et de gestion des forêts, a motivé la réalisation d’un site Internet dédié.

Un site de référence sur les usages anciens des sols

Le site internet CARTOFORA, co-géré par Ecofor et l’IGN avec l’appui d’experts de l’INRA, d’Irstea et de l’Université de Picardie, se veut un site de référence sur les usages anciens des sols (forêt dans un premier temps, et autres usages par la suite).

Il a vu le jour le 7 décembre 2017 dans le cadre d’une conférence en ligne présentant l’ensemble de l’offre historique de l’IGN (support disponible ici), à laquelle 430 internautes ont participé. CARTOFORA comprend un récapitulatif régulièrement actualisé des régions déjà couvertes (figure ci-contre), des informations sur les cartes existantes, et des modalités d’accès aux cartes progressivement mis à disposition sur le GeoPortail de l’IGN.

Etat d’avancement des cartes d’Etat Major

Le travail de vectorisation des minutes de la carte d’Etat-major, démarré en 2007 à l’INRA de Nancy puis adopté par d’autres structures, et notamment par l’IGN depuis 2016, dépasse 40 % du  territoire forestier métropolitain en 2018.

http://www.gip-ecofor.org/cartofora/data/carte_avancement_v6.jpg

Contact : Guy Landmann (Ecofor), guy.landmann@gip-ecofor.org et WilfriedHeintz (Inra), wilfried.heintz@gip-ecofor.org

Publié par

F-ORE-T, l’observatoire de recherche en environnement sur la forêt

En réponse à un appel à proposition de recherche du Ministère chargé de la recherche sur les Observatoires de Recherche en Environnement (ORE) lancé en 2002, ECOFOR a présenté le projet d’un ORE sur le fonctionnement des écosystèmes forestiers (F-ORE-T) qui s’articule autour de huit « sites-ateliers » lourdement instrumentés gérés par l’INRA, le CNRS et le CIRAD et du réseau de suivi intensif RENECOFOR géré par l’ONF.

La mise en réseau de ces sites vise à renforcer une démarche scientifique commune dans les domaines des cycles du carbone, de l’eau et des éléments minéraux. Il s’agit d’étudier aussi bien le fonctionnement, sur le moyen et le long terme, d’écosystèmes en évolution lente, que leur réaction à des évènements extrêmes naturels ou provoqués.

Le point central du projet est l’élaboration d’un système d’information s’appuyant sur une application Internet qui permettra d’accéder à la base de métadonnées et de données. Une telle démarche permettra d’améliorer la traçabilité de l’information, la valorisation commune des données et la visibilité pour une communauté scientifique élargie. Des compléments de mesure renforcent la cohérence du dispositif qui constitue en outre un support d’expérimentation et de recherches.

L’activité des trois premières années a été soutenue financièrement par ECOFOR, le Ministère chargé de la recherche et l’Institut des Sciences de l’Univers.

F-ORE-T a été labellisé en 2012 en tant que Système d’Observation et d’Expérimentation sur le long terme pour la Recherche en Environnement (SOERE) par l’Agence nationale de recherches pour l’environnement (Allenvi).

FORET-Observatoire-ecosysteme-forestiers

Publié par

Programme de recherche Ecosystèmes Tropicaux (1999 – 2010)

Ecofor a animé de 1999 à 2010 le programme de recherche « Ecosystèmes tropicaux » pour le compte du ministère en charge de l’environnement.

Les objectifs du programme

Les écosystèmes tropicaux, forestiers ou autres, sont d’un grand intérêt tant pour leur richesse biologique que pour les avantages qu’ils procurent aux sociétés qui en dépendent. Dans ce contexte, le programme de recherche « Écosystèmes tropicaux » visait à développer les savoirs écologiques applicables à la gestion des écosystèmes tropicaux, à leur valorisation et à leur conservation. Il prenait en compte les connaissances, droits et usages des populations locales dans une perspective de développement durable. Il a contribué à soutenir et renforcer les équipes de recherche en écologie tropicale.

La gestion du programme

La gestion du programme a reposé sur trois instances et trois appels à propositions de recherche.

Un comité d’orientation (organe décisionnaire) définissait les orientations du programme et les projets prioritaires sur la base des avis fournis par la Conseil scientifique.

Un conseil scientifique formalise les orientations en termes d’appels à propositions de recherche et d’actions d’animation permettant de croiser les regards des scientifiques entre eux et avec ceux des responsables des politiques publiques concernées.

Composé des représentants du Ministère, du président du Conseil scientifique et d’Ecofor, un secrétariat technique permanent a assuré la mise en œuvre du programme.

Les appels à propositions de recherche

Trois appels à propositions de recherche ont été lancés en 1999, 2001 puis 2005. Ils sont présentés ici du plus récent au plus ancien.

L’appel à propositions de recherche 2005

L’appel à propositions de recherche 2005 a été consacré aux espèces en interaction et aux communautés d’espèces. Il a permis de financer 13 projets dont les résultats sont regroupés dans le rapport final. Ces résultats ont par ailleurs été présentés lors du colloque organisé à Montpellier en 2010.

  • Dynamique de la diversité neutre et adaptative au niveau de la communauté : étude du genre Eperua en Guyane française. Ivan SCOTTI, INRA.
  • Écologie et génétique évolutive d’une fourmi envahissante, Wasmannia auropunctata. Arnaud ESTOUP, INRA.
  • Interactions trophiques multi spécifiques dans les écosystèmes insulaires tropicaux : applications pour la réhabilitation des îles tropicales françaises de l’ouest de l’océan Indien. Matthieu LE CORRE, Université de la Réunion.
  • Impacts des variations géographiques et temporelles sur le fonctionnement des communautés symbiotiques associées à Acacia mangium : diversité en zone d’origine, évolution et adaptation en zone d’introduction. Gilles BENA, IRD et Yves PRIN, CIRAD.
  • Corridors de végétation et conservation d’un groupe clé de voûte de la biodiversité au centre d’un réseau d’interactions : le cas des Ficus et des communautés associées. Finn KJELLBERG, CNRS.
  • Les gorilles : un maillon dans le cycle du virus Ebola en forêt tropicale. Du réservoir à l’homme, mécanismes et conséquences de la maladie. Nelly MENARD, Université de Rennes.

  • Risques entomologiques associés à l’extension de la monoculture de pomme de terre en zone nord-andine. Stéphane DUPAS, IRD et Jean-François SILVAIN, IRD.
  • Dynamique temporelle des méta communautés de mollusques des eaux douces aux Antilles françaises : une rencontre entre génétique des populations et écologie des communautés. Patrice DAVID.
  • Eutrophisation, cyanobactéries et biomanipulations : approches expérimentales en lacs tropicaux peu profonds. Xavier LAZZARO, IRD.
  • Organisation spatiale de la diversité des arbres en forêts tropicales aux échelles régionales : enjeux méthodologiques et application dans les Ghâts occidentaux de l’Inde. Raphaël PELISSIER, IRD.
  • Forêts de failles et forêts galeries au sud du Mali : deux voies pour la pérennité des refuges guinéens en zone soudanienne. Philippe BIRNBAUM, CIRAD et Laurent GRANJON, IRD.
  • Biodiversité et paysages en forêt guyanaise : développement d’une méthodologie de caractérisation et de spatialisation des habitats à l’usage des gestionnaires des milieux naturels forestiers. Cécile RICHARD-HANSEN, ONCFS.
  • Perceptions, pratiques, gestions traditionnelles et modernes d’un écosystème forestier tropical : les mangroves du nord-ouest de Madagascar – mise en place d’une méthode d’optimisation des plans de gestion. Marc ROBIN, Université de Nantes – CNRS.

L’appel à propositions de recherche 2001

L’appel à propositions de recherche 2001 a été consacré à la pression sur les ressources naturelles et aux critères d’évaluation de la biodiversité. Il a permis de financer 12 projets dont les résultats sont regroupés dans le rapport final. Ces résultats ont par ailleurs été présentés lors du colloque organisé à Paris en 2006.

  • Analyse spatiale et fonctionnelle de la diversité d’un système symbiotique en milieu insulaire et continental : cas du Pterocarpus officinalis et de ses microorganismes associés
    La structuration de la diversité génétique et le fonctionnement des organismes impliqués dans les symbioses (rhizobiums et champignons mycorhiziens à arbuscules) de Pterocarpus officinalis Jacq. sont étudiés selon différentes échelles spatio-temporelles et en fonction de contraintes édaphiques (inondation et salinité) dans des forêts marécageuses de la région Caraïbes.
  • Analyse de la biodiversité selon différentes échelles spatio-temporelles chez les espèces du genre Sentalum      
    Les milieux insulaires sont considérés comme de remarquables laboratoires d’étude des questions liées à l’évolution et de dynamique de la biodiversité. Si les espèces ligneuses offrent un certain attrait sur le plan évolutif, le syndrome d’insularité tendant à favoriser le caractère ligneux/arbre par rapport au caractère herbacé, peu de résultats relatifs aux déterminants de leur diversité génétique et leur adaptation sont aujourd’hui disponibles.
  • Diversité génétique et conservation des amphibiens en Guyane française      
    Nous avons évalué la diversité génétique de l’ordre des Hyloidea sur quatre marqueurs (deux mitochondriaux et deux nucléaires).
  • Evaluation et analyse d’une biodiversité utile : le cas des Ficus
    L’un des changements globaux majeurs affectant la forêt tropicale est la fragmentation croissante de ce milieu. Cette fragmentation va conduire à une réduction de la biodiversité. Cette réduction sera d’autant plus drastique que des fonctions importantes de l’écosystème pourraient ne plus être assurées du fait de l’absence des groupes fonctionnels les assurant.
  • Evaluation multi-échelles de la diversité spécifique, structurale et fonctionnelle des arbres en forêt guyanaise : prise en compte du substrat géologique, des sols et de la dynamique sylvigénétique     
    Nous avons cherché à décrire, analyser et comprendre, à l’échelle d’une petite région naturelle de forêt tropicale humide de Guyane, l’influence de deux causes importantes de variation de la diversité des espèces et de la diversité fonctionnelle du peuplement forestier arborescent : le substrat géologique et pédologique, et l’intensité du régime de perturbations naturelles.

  • Interactions plantes-pollinisateurs dans une île océanique tropicale : le cas des populations d’orchidées dans différents écosystèmes de la Réunion

La Réunion est caractérisée par une grande diversité d’écosystèmes qui se répartissent essentiellement le long du gradient d’altitude et secondairement selon l’exposition aux vents dominants. Les résultats concernant la reproduction des orchidées dans les écosystèmes réunionnais montrent, avec l’altitude, un affranchissement progressif du recours aux pollinisateurs pour se reproduire.

  • Les co-strucutres génétiques d’un parasite (Schistosoma mansoni) et de ses hôtes (mammifères et mollusques) dans la mangrove dulçaquicole de Guadeloupe     
    Nous avons recherché les facteurs clés qui déterminent le fonctionnement des populations d’un parasite à cycle complexe Schistosoma mansoni et des deux hôtes de son cycle: le rat noir (Rattus rattus), hôte définitif qui héberge les parasites adultes, et Biomphalaria glabrata (escargot d’eau douce), hôte intermédiaire; dans l’arrière mangrove de la Grande-Terre de Guadeloupe. La prise en compte de tous les facteurs à notre portée à permis la réalisation de recherches inédites.
  • Ponte de tortues marines et prélèvement des oeufs en Guyane française : du maintien de la biodiversité aux enjeux du territoire      
    La Réserve naturelle de l’Amana (RNA) connaît des difficultés persistantes dans les rapports qu’elle entretient avec les populations kali’na établies dans la région, en particulier au sujet de l’interdiction du prélèvement des oeufs de tortues marines. En arrière-plan de cette interdiction, les thèmes de la menace pesant sur les tortues et celui de l’urgence, qui justifient les mesures de conservation radicales mises en oeuvre.
  • Recherche de procédés limitant l’activité de fourmis tropicales d’importance écologique et économique           
    Originaire d’Amérique centrale et du Sud, la petite fourmi de feu Wasmannia auropunctata a envahi de nombreuses zones tropicales et représente une menace pour la biodiversité.
    1ère partie
  • Structuration spatiale de la diversité génétique des espèces spontanées de Manihot (Euphorbiacées) en Guyane française    
    L’objectif central de ce projet était de caractériser la diversité du genre Manihot (Euphorbiacées) -le manioc domestiqué et ses parents sauvages- en Guyane française pour mieux connaître, conserver et gérer ces ressources.
  • Stuctures du paysage et diversité endogée en Guyane française          
    Trois fenêtres paysagères guyanaises de la région d’Iracoubo ont fait l’objet de cette étude. Celle de Rocoucoua est dominée par une agriculture mhong avec des cultures permanentes et l’utilisation d’intrants. Celle de Bellevue est dominée par un système de culture amérindien sur abattis traditionnels de petite taille. La fenêtre forestière de Patagai présente une moindre perturbation anthropique ayant fait l’objet d’une exploitation forestière ancienne.
  • Usages et viabilité de l’exploitation des produits forestiers non-ligneux en Guyane française : l’homme, la plante et la petite faune en forêt guyanaise      
    L’objectif du projet était de fournir les données de base sur les ressources, les usages des produits forestiers non-ligneux (PFNL) pour la région nord de Guyane, une question déjà abordée pour les communautés amérindiennes de l’intérieur, mais jamais réellement examinée pour les communautés de la région côtière. Toutes ces communautés, aux fondements culturels variés, faisaient naguère appel à de nombreuses espèces pour leur alimentation, mais aussi pour leur habitation et nombre d’ustensiles quotidiens.

L’appel à propositions de recherche 1999

L’appel à propositions de recherche 1999 a porté sur les répercussions des pressions anthropiques exercées sur les ressources vivantes et la capacité de résistance des espèces endémiques et patrimoniales face notamment aux invasions biologiques.

Il a permis de financer les 11 projets ci-après :

  • Caractéristiques écologiques et comportementales d’insectes envahissants et endémiques : exemple des blattes
    Les faunes insulaires sont plus facilement sujettes à l’extinction que les populations continentales. Les principales menaces qui pèsent sur les espèces endémiques sont: la disparition de leurs habitats et la présence d’espèces introduites envahissantes compétitrices ou prédatrices. Dans cette étude nous nous intéressons à la répartition des espèces de blatt es sur deux îles tropicales de l’océan indien: Mayotte et La Réunion.
  • Cerf rusa et milieu naturel en Nouvelle-Calédonie
    Le Cerf rusa (Cervus timorensis russa) a été introduit sur la Grande Terre de Nouvelle Calédonie en 1870. La douzaine d’individus fondateurs s’est multipliée pour atteindre une population actuellement estimée à plus de 100 000 individus (Chardonnet 1988). Ce cervidé tropical d’origine indonésienne s’est très bien adapté aux conditions calédoniennes, et on le retrouve dans la quasi-totalité des biotopes terrestres de cette île.
  • Connaissance de l’état des peuplements de poisson et de macrocrustacés des eaux douces de La Réunion. Caractérisation des espèces endémiques, biorépartition et application à la gestion
    Les milieux aquatiques subissent de plus en plus de pressions : captage d’eau, aménagement des berges, pollutions, qui fragilisent les populations piscicoles déjà sujettes à des conditions naturellement contraignantes pour leur développement : crues cycloniques, étiages sévères, obstacles à la colonisation des cours d’eau. Il devient urgent de définir et de mettre en place des mesures de suivi et de gestion des espèces les plus exploitées, pour en assurer la pérennité.
  • Dynamique d’invasion, interaction avec la faune indigène et système de reproduction. Le cas des mollusques d’eau douce aux Antilles françaises
    Les eaux douces de Martinique et de Guadeloupe ont été le théâtre d’invasions successives par des mollusques de la famille des Thiaridae (Thiara granifera, Melanoides tuberculata et récemment Melanoides sp.).
  • Etude de l’invasion de la Nouvelle-Calédonie par la fourmi pionnière Wasmannia auropunctata : modalités, impact sur la diversité et le fonctionnement des écosystèmes, maîtrise de la nuisance
    La fourmi Wasmannia auropunctata (Roger) (Hyménoptères, Formicidae, Myrmicinae) a été accidentellement introduite en Nouvelle-Calédonie entre 1955 et 1972. Originaire de l’Amérique tropicale, cette espèce pionnière a envahi depuis le début du siècle plusieurs territoires en zone tropicale. Généralement discrète dans son aire d’origine, l’espèce n’a suscité que peu d’intérêt jusqu’à l’invasion de l’archipel des Galápagos et celle de la Nouvelle-Calédonie ne mobilise l’attention de la société, en raison d’un fort impact environnemental.
  • Impact de l’exploitation minière sur la diversité des micro-organismes associés aux Casuarinacées en Nouvelle-Calédonie
    Les sites miniers de Nouvelle Calédonie sont caractérisés par un déséquilibre chimique (déficit en carbone, azote, phosphore ; excès en nickel, magnésium). Leur lessivage par l’érosion entraîne de graves problèmes de pollution. Leur revégétalisation fait appel à des Casuarinacées endémiques. Les Casuarinacées sont caractérisées par un cortège microbien constitué essentiellement d’actinomycètes fixateurs d’azote (Frankia) et de champignons endo- et ectomycorhiziens.
  • Interactions entre espèces à Mayotte, variations de la biodiversité et des valeurs patrimoniales perçues
    Peuplé depuis au moins 1500 ans, le milieu naturel de Mayotte a été profondément transformé par l’introduction d’espèces animales et végétales et par les pratiques agricoles d’une population au taux de croissance extrêmement élevé. Face à ce constat et à la méconnaissance de la flore et de la faune locale, ce projet combine les approches taxonomiques, écologiques et anthropologiques. Il s’articule autour de trois thématiques : les inventaires, les équilibres de populations biologiques et les perceptions et pratiques des populations locales.
  • La chasse en Guyane aujourd’hui : vers une gestion durable ?
    La chasse est un objet de recherche hautement symbolique. Dans le contexte de la Guyane, elle devient, avec les activités aurifères, une des composantes du débat autour de notions telles que la préservation de l’environnement ou le respect de la spécificité locale. Ces notions ont pour toile de fond un fort pluralisme culturel, sous jacent aux débats politiques et économiques qui agitent la région.
  • Les Carpophages des TOM de Pacifique. Connaissance, conservation et gestion du patrimoine menacé
    Deux Colombidés endémiques : le Carpophage des Marquises ou Upe (Ducula galeata) en Polynésie et le Carpophage géant ou Notou (Ducula goliath) en Nouvelle Calédonie font l’objet d’une chasse légale. Leurs populations ont un statut de conservation critique ou préoccupant. Le Upe a été décimé au point de n’être plus représenté que par une petite population sauvage occupant uniquement l’île de Nuku Hiva (A.
  • Phylogéographie et perturbations anthropiques : une confrontation des valeurs et des enjeux à travers le cas des oiseaux
    Face à l’ampleur des problèmes de conservation de la biodiversité dans les îles Mascareignes, nous souhaitions apporter dans ce projet, à l’aide d’une perspective historique, des références objectives à même d’aider à évaluer les mesures de protection pour un certain nombre de taxons endémiques des îles Mascareignes.
  • Typologie des pêches à la nivrée dans le Haut-Maroni et évaluation de leurs effets sur la faune aquatique en vue de la gestion de la ressource
    L’opération Nivrée 2000 avait pour but de réunir les observations de terrain permettant l’évaluation de la mortalité totale des organismes aquatiques au cours des opérations des pêches traditionnelles à la nivrée dans le haut Maroni, en Guyane française.
Publié par

Activités tropicales – F-ORE-T

L’observatoire de recherche en environnement sur la forêt F-ORE-T est un dispositif d’étude du fonctionnement des écosystèmes forestiers qui s’articule autour de quinze sites-ateliers lourdement instrumentés gérés par l’Inra, le CNRS et le Cirad et de deux réseaux de suivi intensif gérés notamment par l’ONF. Cinq sites-ateliers et un réseau de placettes se situent dans la zone intertropicale.

– Le Réseau Guyafor en Guyane géré par le Cirad, l’ONF et le CNRS, comprend une quinzaine de placettes réparties sur la bande côtière ; il permet d’étudier la dynamique à long terme des forêts naturelles et exploitées en se concentrant sur la biodiversité, la biomasse, le cycle du carbone, la régénération, la croissance, la mortalité et les conséquences des changements climatiques.

– Les sites-ateliers tropicaux : Paracou en Guyane, Coffee-Flux au Costa RicaItatinga au Brésil ; Pointe-Noire au Congo ; Rubberflux en ThaïlandeLes sites du Congo et du Brésil permettent de s’intéresser aux plantations tropicales à croissance rapide sur sols pauvres tandis que les sites de Thaïlande et du Costa-Rica offrent la possibilité de travailler sur certains processus du bilan de carbone (production de Latex pour l’hévéa, ou production de fruits en système agroforestier) difficiles à aborder dans des systèmes forestiers classiques.

F-ORE-T a été labellisé en 2012 en tant que Système d’Observation et d’Expérimentation sur le long terme pour la Recherche en Environnement (SOERE) par l’Agence nationale de recherches pour l’environnement (Allenvi).

Le site F-ORE-T présente l’observatoire consacré à la forêt et coordonné par ECOFOR.

Publié par

Activités tropicales – Sud Experts Plantes

Ecofor participe au réseau Sud Experts Plantes, créé à l’initiative du ministre en charge des affaires étrangères (MAEE), qui soutient l’effort de 22 pays du Sud pour connaître, préserver et valoriser durablement leurs plantes.

Cette initiative du MAEE (2006-2011) a apporté un appui aux structures de recherche et aux programmes d’enseignement, elle a financé plusieurs projets scientifiques favorisant les synergies Sud-Sud, Sud-Nord et interdisciplinaires. L’IRD, le Cirad, le MNHN et le CNRS ainsi que plusieurs universités étaient impliqués dans le réseau constitué par les acteurs de cette initiative et dont Ecofor a été partenaire.

Publié par

Programme BGF

BGF Ecofor

Biodiversité, Gestion Forestière et Politiques Publiques

Créé en 1996 à l’initiative du ministère chargé du développement durable et du Groupement d’intérêt public Ecofor, avec le soutien du ministère chargé de l’agriculture et de la forêt, le programme « Biodiversité, gestion forestière et politiques publiques » a fait l’objet de cinq appels à propositions de recherche, lancés entre 1997 et 2013. Ce programme vise à développer les connaissances sur la biodiversité des espaces boisés en lien avec les pratiques de gestion, et à apporter des éléments de décision aux responsables concernés.

Retrouvez toutes les informations sur les projets et les manifestations sur le site dédié au programme BGF

Contacts – Viviane Appora (Ecofor) et Catherine Julliot (MTES)

Publié par

Projet PASSIFOR

Propositions d’Amélioration du Système de Suivi de la biodiversité FORestière

Le projet PASSIFOR, soutenu par le Ministère de l’agriculture, vise à évaluer s’il est possible de concevoir un système performant de suivi de la biodiversité forestière à différentes échelles (nationale, régionale, locale) et d’en dessiner les modalités pratiques selon un ou plusieurs scénarios en interactions avec les partenaires et bailleurs de fonds.

En raison des engagements pris par la France visant à accroitre la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique global, la forêt métropolitaine devrait être davantage exploitée à l’avenir. Or, l’évaluation de la ressource en bois (inventaire forestier) ne permet que partiellement d’établir l’évolution de la biodiversité et de la relier aux pratiques sylvicoles.

Le suivi continu est reconnu comme un élément important de la gestion adaptative du milieu forestier et de l’évaluation des politiques publiques associées. Le projet PASSIFOR s’insère dans ce type d’approche.

Contact – Guy Landmann et Frédéric Gosselin (Irstea)

PASSIFOR

Publié par

Activités tropicales – publications

Liste des publications issues du programme «écosystèmes tropicaux» :

 

Plaquette de présentation du programme, 4 pages Fichier à télécharger
Ecosystèmes tropicaux. Programme de recherche 1999-2004.
Présentation des résultats des 12 projets financés de 1999 à 2003
  (*)
Ecosystèmes tropicaux. Actes du 2e colloque de restitution du programme de recherche, Paris, 7-8 novembre 2006 Fichier à télécharger
Ecosystèmes tropicaux. Programme de recherche 2005-2010.
Présentation des résultats des 13 projets financés de 2005 à 2010
Fichier à télécharger

(*) A commander auprès d’ECOFOR, 42, Rue Scheffer, 75116 PARIS – secretariat@gip-ecofor.org

Publié par

Projet QUESTIND

Ecofor

Co-construction d’un jeu de questions et d’indicateurs de la biodiversité en forêt pour l’Observatoire national de la Biodiversité

La biodiversité en forêt fait l’objet de suivis au moyen d’indicateurs dans le cadre de différents processus. A l’échelle paneuropéenne et nationale, elle constitue notamment l’un des six critères définis pour évaluer la durabilité de la gestion forestière. L’Observatoire national de la biodiversité (ONB) souhaite également disposer dans ce domaine d’un « bouquet d’indicateurs », en lien avec l’activité de gestion mais aussi, plus généralement, avec différentes sources de pression, internes ou externes à la forêt. Un groupe de travail « forêt et biodiversité » a été mis en place dès 2012 pour initier des travaux en ce sens.

Dans ce cadre, le projet Questind (QUESTions-INDicateurs) a été lancé en 2013 pour structurer un jeu de questions et sous-questions autour des enjeux de biodiversité en forêt, et identifier des indicateurs permettant d’y répondre. Coordonné par le GIP Ecofor et Irstea, le projet a bénéficié d’un soutien du ministère chargé de l’environnement. L’ONF et l’IGN ont également participé au suivi du projet. L’ensemble des partenaires forestiers et la société civile ont été associés par le biais du groupe de travail thématique de l’ONB et de consultations spécifiques.

Le rapport final (Dorioz et al, 2013) est disponible au téléchargement.

Rapport Final Questind

Publié par

Comité d’orientation du département de la Santé des forêts (CO DSF)

Forêt
Le Comité d’Orientation (CO) du Département de la Santé des Forêts (DSF) est une structure de pilotage partenarial de ce département dans un contexte marqué par la mondialisation des échanges, les évolutions climatiques et les crises (tempêtes, sécheresses, incendies, dépérissements) qui, toutes, affectent l’état sanitaire des forêts. Le dispositif phytosanitaire forestier est donc très important.

Organisation du CO DSF

Il s’organise autour d’une équipe restreinte d’une vingtaine de personnels techniques, d’un réseau original et efficace de 220 correspondants-observateurs, et d’une contribution de l’Inventaire forestier national (IFN).

Ses missions

Il gère le réseau systématique de suivi des dommages forestiers (600 placettes), partie prenante du suivi à l’échelle européenne.

Ses correspondants observateurs concrétisent une veille sanitaire permanente sur l’ensemble du territoire et répondent aux sollicitations dont ils sont l’objet. Le département participe aussi à la surveillance du territoire pour ce qui concerne les organismes envahissants et organise un suivi spécifique aux principaux problèmes phytosanitaires.

Contact : Jean-Luc Peyron

Publié par

Activités tropicales : Les programmes de recherche sur les écosystèmes forestiers guyanais : 1996 – 2006

Soft : programme de recherche « Sols et forêts tropicaux » (SOFT 95)

Programme de recherche sur les écosystèmes forestiers tropicaux humides en Guyane jusqu’en 1999 sur financement du ministère en charge de l’environnement.

Le groupement d’intérêt scientifique Silvolab a permis la mise en oeuvre des programmes de recherche

CARFOR – Caractérisation de l’écosystème forestier guyanais pour mieux le gérer
 
FONFOR – Fonctionnement de la forêt : établir des conditions de la durabilité des écosystèmes forestiers au moyen d’un dispositif de recherche exceptionnel  
VALOM – Valorisation du milieu forestier par l’homme, vers une gestion durable (jusqu’en 2006)  

 

 

 

 

 

Publié par

Programme de recherche Ecosystèmes Tropicaux 2005 – Texte de l’APR 2005

Pour répondre à des questions pressantes des gestionnaires de l’environnement et éclairer les engagements internationaux de la France, notamment en matière de biodiversité, le Ministère chargé de l’environnement, en coordination avec l’Institut Français de la Biodiversité, a lancé en 1999 le programme de recherche Écosystèmes Tropicaux , qui associe aux préoccupations sociétales la protection de la biodiversité et des ressources vivantes.

L’objectif de ce nouvel appel à propositions de recherche est de permettre d’inscrire des politiques d’intervention sur le milieu ou de protection de la nature dans un contexte d’interactions, sans se limiter à considérer l’utilisation ou la conservation d’espèces particulières.

Texte de l’appel à proposition de recherche

Pour répondre à des questions pressantes des gestionnaires de l’environnement et éclairer les engagements internationaux de la France, notamment en matière de biodiversité, le Ministère chargé de l’environnement, en coordination avec l’Institut Français de la Biodiversité, a lancé en 1999 le programme de recherche Écosystèmes Tropicaux , qui associe aux préoccupations sociétales la protection de la biodiversité et des ressources vivantes.

L’objectif général du programme Écosystèmes Tropicaux est de développer les savoirs écologiques applicables à la gestion des écosystèmes tropicaux et à leur conservation. Il s’agit de mettre à la disposition des services publics les connaissances théoriques, méthodologiques ainsi que factuelles susceptibles d’améliorer les stratégies de préservation ou de valorisation du patrimoine naturel. Les connaissances, les droits et usages des populations locales sont pris en compte, dans une perspective de développement durable.

L’objectif de ce nouvel appel à propositions de recherche est de permettre d’inscrire des politiques d’intervention sur le milieu ou de protection de la nature dans un contexte d’interactions, sans se limiter à considérer l’utilisation ou la conservation d’espèces particulières.

Le but à long terme est, par le financement de programmes finalisés, de renforcer l’investissement des équipes dans la recherche en écologie tropicale.

Une thématique large et un cadre géographique étendu

Les connaissances sur la vitesse de renouvellement des ressources vivantes (paramètre essentiel mais non exclusif de la dynamique des populations) ont fait de notables progrès depuis quelques décennies. Le rôle combiné des différentes composantes (milieux, espèces, actions anthropiques) dans ces évolutions reste largement spéculatif, notamment pour les ressources de la pêche ou de la chasse, les espèces menacées ou encore les explosions démographiques d’espèces considérées comme indésirables. Il convient donc d’envisager chaque population dans son contexte biocénotique. Cette considération très générale apparaît particulièrement pertinente en conditions tropicales.

L’appel à proposition n’est pas focalisé sur un lieu géographique ciblé : il englobe l’ensemble des tropiques, sans négliger les collectivités d’outre-mer, surtout dans le cadre d’études comparatives.

Le champ d’application du programme concerne les milieux tropicaux terrestres et aquatiques continentaux : tout système écologique terrestre ou dulçaquicole pourra être pris en considération.

Les recherches sur le fonctionnement d’écosystèmes remarquables et/ou à risques (i.e. fragiles) sont encouragées.

Espèces en interaction, communautés d’espèces

Sans s’éloigner des objectifs de préservation des éléments de la biodiversité et de gestion des écosystèmes, les projets prendront en compte les interactions pluri-spécifiques – intégrant éventuellement des relations intra-spécifiques- et l’impact de leurs variations géographiques ou temporelles sur le fonctionnement des communautés biologiques. Toute approche par espèce devra être intégrée dans des analyses d’interactions afin de pouvoir envisager des causalités aux variations observées.
Ces variations et ces interactions biotiques peuvent concerner aussi bien des paramètres de la transformation anthropique des milieux que les conséquences d’aléas naturels.

La comparaison de réseaux d’interactions, durables ou occasionnelles, peut se référer à une espèce centrale dont des populations se trouvent dans divers contextes géographiques : zone d’origine versus zone d’introduction, zone centrale versus zones périphériques d’une aire de distribution, zones naturelles versus zones anthropisées par exemple.
La dynamique des interactions peut concerner des taxons originels d’un milieu mais aussi des formes plus ou moins anciennement introduites, que ce soit involontairement ou de manière délibérée : tentatives de lutte biologique, raisons cynégétiques, esthétiques, etc.

Les approches à considérer incluent la prise en compte de la dynamique des peuplements et les perturbations induites par les interventions humaines, les aspects historiques de même que l’évolution des milieux.

Thématiques éligibles

Dans le cadre précédemment décrit, les projets proposés, qui pourront être pour partie théorique ou méthodologique, devront se référer à une, voire plusieurs des approches mentionnées ci-après.

a. Le fonctionnement des communautés animales et végétales, et la préservation d’écosystèmes ;
b. L’effet des aires protégées, de leur maillage spatial, et plus généralement des politiques de protection et d’usage des ressources sur les fonctionnements biocénotiques ;
c. La prise en considération des interactions engendrées par des espèces jugées importantes (espèces clés, espèces ingénieur,…) ;
d. L’évolution des interactions interspécifiques après introductions volontaires ou non (parasitisme, compétition..). Comment se créent des relations évolutives à partir d’espèces mises en présence fortuitement ?
e. Le renouvellement des ressources biologiques, notamment forestières, soumises à des perturbations liées, entre autres, à une exploitation humaine, en fonction du contexte écologique et anthropique ;
f. Les évolutions historiques, difficilement accessibles dans le cadre temporel d’un APR, seront prises en considération en cas de brusque épisode environnemental (sursaut démographique, aléa climatique,…) ou lorsque des archives fiables peuvent servir de terme de comparaison. Toutefois l’échelle temporelle des projets ne peut être centrée sur les paléo-environnements ;
g. Les questions liées à la valorisation de certains milieux, notamment les forêts, ainsi que les questions éthiques qu’elles soulèvent ;
h. Les aspects réglementaires et juridiques à différentes échelles : causes et conséquences ;
i. La superposition des droits légaux et coutumiers dans l’exploitation du vivant ;
j. Les modes de représentation et d’usage des écosystèmes et de leurs ressources ;
k. L’évaluation concertée des enjeux environnementaux et l’intégration des éventuels antagonismes entre acteurs sociaux concernés ;
l. Les pratiques locales de gestion, leur insertion dans l’écologie de l’écosystème.

Critères de sélection 

Tout projet présentera un état détaillé des connaissances sur le sujet proposé. Les proposants devront situer leur projet en référence au contexte scientifique international, mettre en évidence les résultats antérieurement acquis et les connaissances nouvelles qu’ils visent à acquérir.

La qualité scientifique et le degré d’innovation seront prépondérants dans la sélection des dossiers. Une grande attention sera portée aux aspects méthodologiques et conceptuels.

Les projets de recherche associant réellement les sciences humaines et les sciences de la nature sont vivement encouragés.
Bien qu’ils ne constituent pas une priorité dans le cadre de cet appel à propositions, les inventaires d’espèces pourront être envisagés dans la mesure où ils viennent à l’appui d’une problématique clairement définie dans le projet. Les bases taxonomiques constituant un frein pour la plupart des études écologiques en milieu tropical, toute avancée scientifique et nouveauté méthodologique sur les identifications de taxons dans le cadre des thématiques proposées seront bienvenues.
Il y aura lieu de dégager les applications concrètes de ces résultats en matière de gestion, de préservation ou de valorisation des ressources prises en compte.

La participation significative à des dispositifs internationaux et à des opérations de recherche étrangères serait bienvenue.
Les moyens requis et demandés devront être précisés en spécifiant les autres sources de financement attendues ou déjà acquises.

Des propositions sur la valorisation des résultats de la recherche, notamment les modes de restitutions aux populations locales impliquées, sont particulièrement attendues.

Enfin, l’obligation de restitution des données conformément aux engagements de la France dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, devra être certifiée.

Évaluation et animation du programme
Ce programme est piloté par un comité d’orientation, appuyé par un conseil scientifique.

Le comité d’orientation est composé de représentants des directions du Ministère de l’écologie et du développement durable et de ses établissements publics ainsi que de représentants d’autres ministères concernés. Il a pour mission de définir les orientations du programme, de déterminer les propositions de recherche prioritaires à partir de la présélection réalisée par le conseil scientifique et de mettre en place les actions d’animation, d’évaluation et de valorisation du programme.

Le conseil scientifique, composé d’experts français dans les disciplines concernées par le programme, est présidé par Yves Gillon, Directeur de recherche émérite à l’IRD. Il a pour mission de formaliser les orientations en termes scientifiques, de préparer les textes appelant la communauté scientifique à des propositions de recherche, d’expertiser les réponses et de proposer des actions d’animation, d’évaluation et de valorisation du programme. L’avis d’experts extérieurs d’autres disciplines peut être sollicité sur des propositions de recherche portant sur des domaines scientifiques ou techniques relevant de leurs disciplines
Le GIP ECOFOR, coordonnateur du programme, appuie l’administration dans la gestion, l’animation et la valorisation du programme.

Sélection des projets

Les propositions reçues feront l’objet d’une expertise par deux experts spécialistes des différents champs de l’appel à propositions de recherche, avant d’être soumises à l’ensemble du conseil scientifique qui classera les propositions selon leur pertinence scientifique. Les propositions seront ensuite présentées au comité d’orientation du programme, qui, s’appuyant sur l’analyse du conseil scientifique, sélectionnera les propositions en fonction de leur intérêt et de la cohérence globale du programme.

Publié par

Programme de recherche Ecosystèmes Tropicaux 2001 – Texte de l’APR

12 projets ont été sélectionnés dans le cadre de cet APR. Les travaux ont commencé courant 2003 et se sont achevés en 2006.

Texte de l’appel à proposition de recherche

Durée des projets: trois ans

Lors du second Comité Interministériel de la Recherche Scientifique et Technologique (CIRST), qui s’est tenu le 1er juin 1999, le gouvernement a décidé que la biodiversité était l’un des thèmes prioritaires de recherche pour les prochaines années.

Dans ce contexte, le programme « Ecosystèmes tropicaux » du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, en coordination avec l’Institut Français de la Biodiversité, a pour objectif principal de promouvoir une recherche finalisée sur le thème de la diversité biologique et de son utilisation dans le cadre des écosystèmes et des agrosystèmes tropicaux dans les Départements et Territoires d’Outre Mer, pour répondre à des questions pressantes des gestionnaires de l’environnement.

Un premier appel à propositions de recherche a été lancé en 1999. Deux axes de recherche avaient été retenus parmi les thèmes prioritaires identifiés, après consultation des responsables locaux en matière de recherche et de conservation :

(1) les répercussions des pressions anthropiques exercées sur les ressources vivantes, et

(2) la capacité de résistance des espèces endémiques et patrimoniales, face, notamment, aux invasions biologiques.

Parmi les projets soumis, 11 projets de recherches ont été financés ; les recherches ont été engagées pour une durée de 3 ans, les résultats sont attendus pour fin 2002.

Cet appel à proposition de recherches concerne deux thématiques complémentaires, également reconnues prioritaires en 1999 par le conseil scientifique et par le comité d’orientation :

  • La pression sur les ressources naturelles
  • Les critères d’évaluation de la biodiversité : à quelles échelles ?

1. La pression sur les ressources naturelles

L’objectif principal recherché dans cette première partie de l’appel à propositions est l’étude de la co-viabilité entre les pratiques sociales et les systèmes naturels, en vue d’un développement durable et du maintien de la biodiversité. Ce positionnement amène à suggérer que les paramètres à prendre en compte se référent :

  • aux fondements culturel, juridique, économique de l’appropriation des ressources naturelles dans des contextes de subsistance et/ou de profit.
  • aux usages et conséquences des pratiques sur la gestion à long terme des ressources naturelles.

Une attention toute particulière sera accordée à la  » renouvelabilité  » des populations ressources, c’est-à-dire aux recherches sur les conditions (naturelles et sociétales) et les processus permettant leur renouvellement spontané. Les paramètres à considérer doivent prendre en compte l’hétérogénéité des acteurs impliqués, et permettre de proposer des modes de gestion, en particulier dans les cas de conflits d’usages.

La collaboration entre sciences humaines et sciences écologiques est encouragée. Elle pourrait s’organiser, par exemple, autour de l’élaboration de méthodes d’évaluation du niveau de pression sur les ressources par rapport aux potentialités de régénération du milieu.

2. Les critères d’évaluation de la biodiversité : à quelles échelles ?

Les connaissances relatives à la biodiversité étant généralement acquises dans un espace particulier, parfois indéfini, leur utilisation pour caractériser un espace plus vaste, ou défini en fonction de critères d’ordre législatif, pose problème. L’exemple des cartes de répartitions biologiques limitées par des frontières nationales illustre cette difficulté. La réponse à ces questions passe notamment par un développement des connaissances sur les relations pouvant exister entre niveaux de diversité (génétique, spécifique, communauté…) et échelles spatiales (station, écosystèmes, paysage). Les objectifs de gestion amènent par ailleurs à devoir tenir compte des échelles propres à l’utilisation et/ou à la gestion administrative des milieux. Les dimensions politiques et démographiques (impact des migrations et, d’une façon générale, des mouvements spontanés de populations) peuvent aussi être concernées.

Les approches de la diversité considérées ici peuvent inclure la diversité floristique ou faunistique, la diversité génétique intraspécifique ou encore la diversité fonctionnelle concernant à la fois des caractéristiques biologiques (reproduction, réseaux trophiques,…), écophysiologiques et biogéochimiques.

Dans tous les cas, il conviendrait de définir les échelles spatiales de référence d’un point de vue écologique et d’étudier la complémentarité et l’articulation fonctionnelle entre espaces emboîtés ou juxtaposés. Il faudrait en conséquence rechercher les relations et l’organisation entre composantes de la diversité, mesurer les effets biocénotiques des variations environnementales (ex : climatiques, édaphiques, etc.) notamment en réponse à des gradients de contraintes, et prendre en compte les effets des activités humaines et de l’anthropisation. Les outils de la télédétection, couplés avec les inventaires, peuvent être envisagés pour dégager les échelles pertinentes.

L’utilisation scientifique de connaissances préalables acquises à l’occasion d’études d’impact est recommandée. La modélisation mathématique et la simulation peuvent contribuer utilement à clarifier la portée des critères envisagés.

Les recherches ont notamment porté sur l’un des aspects suivants :

  • les relations entre structure géographique et diversité floristique, faunistique ou encore diversité génétique (installation et/ou maintien) ;
  • les effets de l’histoire récente en relation avec les traits biologiques et adaptatifs des espèces ;
  • les potentialités de flux de gènes à longue distance (notamment les possibilités de transport par mouvements atmosphériques) ;
  • les relations inter ou intraspécifiques et leur niveau de fonctionnalité ;
  • l’évaluation de la diversité  » utile  » en prenant en compte certaines fonctions recherchées (biofertilisants, bioremédiation, molécules et gènes d’intérêt économique).

3. Critères de sélection

Le champ d’application du programme concerne les milieux tropicaux terrestres et aquatiques continentaux des DOM-TOM, ou extérieurs à titre comparatif. Les projets proposés se sont attachés à montrer la particularité des écosystèmes tropicaux pris en compte.

Les projets de recherche associant réellement les sciences humaines et les sciences de la nature ont été vivement encouragés, notamment pour le premier volet.

Tout projet a du présenter un état détaillé des connaissances sur le sujet proposé, acquis par les travaux antérieurs. Il a du clairement mettre en évidence les connaissances nouvelles qu’il vise à acquérir. Les proposants ont du situer leur projet en référence au contexte scientifique international et dans le cadre de leurs programmes en cours, en précisant le mode et le degré d’implication de chaque participant.

Bien qu’ils ne constituent pas une priorité dans le cadre de ce programme, les inventaires d’espèces ont été envisagés en corollaire, dans la mesure où ils venaient à l’appui d’une problématique clairement définie dans le projet.

La qualité scientifique et le degré d’innovation ont été prépondérants. Une grande attention a été portée aux aspects méthodologiques. Chaque proposition mentionnait précisément les protocoles mis en place, les expérimentations projetées, le temps nécessaire à la réalisation du projet proposé, ainsi que les types de résultats escomptés. Enfin, il y a fallu dégager les applications concrètes de ces résultats en matière de gestion et préservation des ressources naturelles. Des propositions sur la valorisation des résultats de la recherche, notamment les modes de restitutions aux populations locales impliquées, étaient particulièrement attendues.

Publié par

Le programme de recherche Ecosystèmes Tropicaux : 1999 – 2010

De 1999 à 2010 Ecofor a assuré la coordination du programme de recherche « Ecosystèmes tropicaux »initié par le ministère en charge de l’environnement (MEDDTL). Ce programme, a succédé au programme SOFT. Il est co-animé par ECOFOR et le MEDDTL. Trois appels à propositions de recherche ont été lancés dans le cadre de ce programme qui a traité successivement des pressions anthropiques sur les ressources naturelles, de la résistance des espèces endémiques aux invasions biologiques et des critères et échelles d’évaluation de la biodiversité ; puis le programme s’est orienté vers les interactions entre espèces et sur leur variation sous l’effet des pratiques humaines et aléas biologiques.

Présentation du programme

Programme créé en 1999 à l’initiative du ministère chargé de l’environnement (MEDDTL), le programme écosystèmes tropicaux est co-animé par ECOFOR et le MEDDTL. Trois appels à propositions de recherche ont été lancés dans le cadre de ce programme.

Les objectifs du programme

L’objectif général du programme «écosystèmes tropicaux» est de développer les savoirs écologiques applicables à la gestion des écosystèmes tropicaux et à leur conservation. Il s’agit de mettre à la disposition des services publics les connaissances théoriques, méthodologiques ainsi que factuelles susceptibles d’améliorer les stratégies de préservation ou de valorisation du patrimoine naturel. Les connaissances, les droits et usages des populations locales sont pris en compte, dans une perspective de développement durable.

Le but à long terme est, par le financement de programmes finalisés, de renforcer l’investissement des équipes dans la recherche en écologie tropicale.

 

Contact

Claude Legris (MEDDTL)
Viviane Appora (ECOFOR)

 

Instances du programme

Un comité d’orientation et un conseil scientifique sont nommés à chaque lancement d’appel à propositions de recherche. Vous trouverez dans les pages consacrées aux APR, la composition du conseil scientifique pour chacun des APR écoulés ou en cours. La composition du comité d’orientation est donnée ci-dessous pour l’APR 2005.

Le comité d’orientation est l’organe décisionnaire alors que le conseil scientifique est consultatif.

Le secrétariat technique permanent assure le fonctionnement en routine du programme.

Le comité d’orientation

Il a pour mission de définir les orientations du programme, de déterminer les projets prioritaires à partir de la présélection réalisée par le Conseil Scientifique et de mettre en place les actions d’animation, d’évaluation et de valorisation du programme.
Ses membres sont les représentants des organismes suivants :

  • Ministère chargé du développement durable, Direction de la recherche et de l’innovation, Service de la recherche et de la prospective, Président du CO
  • Collège des DIREN
  • DIREN Guadeloupe
  • DIREN Guyane
  • DIREN Martinique
  • DIREN Réunion
  • ECOFOR
  • Fondation Biodiversité
  • Ministère de l’agriculture et de la pêche (2 directions)
  • Ministère de l’écologie et du développement durable, Direction de la nature et du paysage
  • Ministère de l’écologie et du développement durable, DGAFAI/SAI
  • Ministère de la Recherche, Direction de la recherche
  • Ministère des Affaires Etrangères Sous-direction de l’environnement.
  • Parc National de la Guadeloupe
  • Secrétariat d’Etat à l’Outre-Mer, Département Infrastructures, Transports, Environnement et Tourisme
  • et le Président du conseil scientifique

 

Le conseil scientifique

Il a pour mission de formaliser les orientations en termes scientifiques pour aboutir à un appel à propositions de recherche, d’expertiser les réponses et les rapports des projets sélectionnés et de proposer des actions d’animation, d’évaluation et de valorisation du programme.

 

Le secrétariat technique permanent

  • Claude Legris (MEDDTL)
  • Doyle Mc Key (Président du CS)
  • Cécile Nivet (GIP ECOFOR)

Publications

Liste des publications issues du programme «écosystèmes tropicaux» :

Plaquette de présentation du programme, 4 pages Fichier à télécharger
Ecosystèmes tropicaux. Programme de recherche 1999-2004.
Présentation des résultats des 12 projets financés de 1999 à 2003
  (*)
Ecosystèmes tropicaux. Actes du 2e colloque de restitution du programme de recherche, Paris, 7-8 novembre 2006 Fichier à télécharger
Ecosystèmes tropicaux. Programme de recherche 2005-2010.
Présentation des résultats des 13 projets financés de 2005 à 2010
Fichier à télécharger

(*) A commander auprès d’ECOFOR, 42, Rue Scheffer, 75116 PARIS – secretariat@gip-ecofor.org

Publié par

Programme de recherche Ecosystèmes Tropicaux 1999- Texte de l’APR

À la suite de ce premier appel, 11 projets ont été lancés , qui se sont achevés en 2003.

Le programme « Ecosystèmes tropicaux » du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, en coordination avec le Programme National Diversité Biologique, a financé des recherches sur le thème de la diversité biologique et de son utilisation dans le cadre des écosystèmes tropicaux et des agrosystèmes dans les Départements et Territoires d’Outre Mer.

Après consultation des responsables locaux en matière de recherche et de conservation, deux orientations ont été jugées prioritaires :

– d’une part les répercussions des pressions humaines exercées sur les ressources vivantes ;

– d’autre part la capacité de résistance des espèces endémiques et patrimoniales, face, notamment, aux invasions biologiques.

 

Texte de l’appel à propositions de recherche

Le programme « Ecosystèmes tropicaux » du Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, en coordination avec le Programme National Diversité Biologique, a financé des recherches sur le thème de la diversité biologique et de son utilisation dans le cadre des écosystèmes tropicaux et des agrosystèmes dans les Départements et Territoires d’Outre Mer.

Après consultation des responsables locaux en matière de recherche et de conservation, deux orientations ont été jugées prioritaires :

– d’une part les répercussions des pressions humaines exercées sur les ressources vivantes ;

– d’autre part la capacité de résistance des espèces endémiques et patrimoniales, face, notamment, aux invasions biologiques.

1) Répercussions des pressions anthropiques exercées sur les ressources vivantes

Le statut de « ressource biologique » étant, comme la notion de « valeur patrimoniale », directement lié à des usages et à des représentations, c’est à dire à des points de vue d’acteurs, la combinaison d’approches anthropologiques et naturalistes est recommandée. Ainsi, le regard scientifique, qui tend par exemple à associer « endémique » et « patrimonial », a été confronté au regard que portent les habitants et utilisateurs, en tenant compte des différences qui pouvaient exister entre eux. La question des fondements culturels des modes d’appropriation a été pris en compte. On a cherché également à estimer le rôle des différentes conceptions culturelles sur le maintien respectif des espèces patrimoines et non-patrimoines.

La pression exercée sur les ressources a été quantifiée au moyen de méthodologies appropriées. Elle concernait les prélèvements directs (activités de cueillette, pêche, chasse) mais aussi les conséquences sur les ressources vivantes d’interventions sylvicoles variées, de la simple pression de fréquentation à l’exploitation forestière proprement dite.

Les causes sociologiques, démographiques, culturelles, économiques, écologiques de la transformation du rapport entre les populations humaines  » traditionnelles  » et les milieux dont elles exploitent les ressources concernaient également cet appel à propositions.

Dans le cas de la chasse et de la pêche, l’objectif finalisé était de pouvoir déduire les effets des prélèvements (suivant leur intensité, leur étendue, leur modalité, leur rythme…) sur le renouvellement démographique à long terme des populations cibles, mais aussi sur leur éthologie (déplacements, liens avec le milieu, mode de vie,.). Les modes de gestion mis en place par les populations de chasseurs ou de pêcheurs, en particulier face aux changements des effectifs cynégétiques, ont été pris en compte. On a privilégié une démarche comparative mettant en jeu des zones perturbées (aménagements lourds compris) et des zones de références peu ou pas perturbées.

2) La capacité de résistance des espèces endémiques et patrimoniales face, notamment, aux invasions biologiques

L’analyse concomitante des invasions biologiques et des espèces endémiques devait permettre d’identifier les situations les plus préoccupantes en terme de conservation, ou, au contraire, de mettre en lumière les conditions favorables au maintien ou à la restauration d’une biodiversité endémique. Parallèlement, cette analyse a permis aussi de s’interroger sur les problèmes posés par la restauration de la biodiversité : quels états de référence ? Quelle situation considérée comme témoin ?

Au delà des exemples spectaculaires d’invasions biologiques, la place occupée par toute espèce introduite avec succès au sein d’une biocénose (systèmes de production inclus), méritait attention ; soit par la modification des réseaux trophiques qu’elle impose, soit par les réarrangements génétiques qu’elle provoque telle la mise en contact de taxons incomplètement isolés génétiquement.

La particularité des situations insulaires (biotopes contrastés sur de petites étendues, endémisme sur de petits territoires, effectifs réduits avec un polymorphisme souvent inconnu) a du être exploitée en termes généraux. Des recherches étaient alors envisageables en dehors des DOM et TOM, du moment qu’elles revêtaient un objectif comparatif.

Enfin, il fallait dégager les applications concrètes de ces résultats en matière de gestion et préservation des ressources naturelles.

Les proposants devaient situer leur projet en référence au contexte scientifique international et dans le cadre de leurs programmes en cours, en précisant le mode et le degré d’implication de chaque participant.

Des propositions sur les modes de valorisation des résultats à l’issue des recherches étaient particulièrement attendues.

Les moyens requis et demandés devaient être précisés en spécifiant les autres sources de financement attendues.