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Conséquences à moyen terme de Lothar (décembre 1999) sur les équilibres entre populations de chevreuils et forêts de plaine

Coordinateur(s)
Patrick Duncan, CNRS
Partenaire(s)

ONCFS

Cemagref

ONF

Les tempêtes sont des évènements extrêmes qui peuvent modifier profondément la structure des écosystèmes, notamment forestiers. Cependant, il existe peu de données précises sur l'impact des tempêtes sur la faune, par manque de "points-zéro". Les tempêtes de décembre 1999 qui ont touché une grande partie de la France (de la Suisse en de l'Allemagne également) sont considérées comme les plus puissantes depuis 1000 ans.

Notre projet avait pour objectif d’évaluer l’impact des tempêtes de décembre 1999 sur la dynamique des populations de chevreuils (Capreolus capreolus) à court (voir projet de 2000) et à moyen terme, de comprendre les processus écologiques qui régissent ces populations, de coupler des modèles de dynamique des plantes et de dynamique des grands herbivores pour la prévision à long terme, et d’affiner les méthodes de suivi des équilibres forêt-grands herbivores. A partir du suivi à long terme (>25 ans) de deux populations de chevreuils dans des forêts de plaine caducifoliées fortement touchées par les tempêtes, nous avons montré que ces tempêtes n’avaient eu aucune influence négative sur la survie ou la reproduction des animaux. Au contraire, les tempêtes, en créant des ouvertures, ont entraîné une amélioration de la qualité de l’habitat pour le chevreuil qui s’est accompagnée d’une diminution de taille des domaines vitaux. Les tempêtes ont également entraîné des changements marqués de visibilité qui ont perturbé l’utilisation des indicateurs de changements écologiques. Les implications de ces résultats pour la gestion future des populations de chevreuils sont discutées dans le rapport final.