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Indicateurs de gestion durable des forêts françaises métropolitaines et ultramarines

À la suite du sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, la France s’est engagée à Helsinki en 1993, dans le cadre de la deuxième conférence interministérielle sur la protection des forêts en Europe, à produire périodiquement un rapport national sur la gestion durable de ses forêts métropolitaines. Elle a initié ce processus en publiant, dès 1995 et pour la première fois en Europe, un jeu d’indicateurs pour ses forêts métropolitaines.

Au niveau européen, 6 critères quantitatifs et 35 indicateurs ont été retenus (conférences de Lisbonne en 1998 et Vienne en 2003) : ressources forestières et carbone (étendue et stock) ; santé et vitalité des écosystèmes forestiers ; fonctions de production des forêts ; diversité biologique dans les écosystèmes forestiers ; fonctions de protection dans la gestion des forêts ; autres bénéfices et conditions socio-économiques.

Ainsi, tous les cinq ans depuis 1995, la France publie-t-elle « Les indicateurs de gestion durable des forêts françaises métropolitaines », qui couvrent les 35 indicateurs quantitatifs paneuropéens augmentés d’indicateurs français spécifiques. Cet ouvrage est une référence incontestable au niveau national, voire international. L’édition 2015 a donné lieu à des réflexions approfondies qui ont été amorcées dans le cadre de « l’intersession » 2010-2015 et d’une convention entre Maaf, IGN, Ecofor et Lef, auxquels s’est joint Irstea.

La contribution d’Ecofor à ce processus collectif piloté par le Ministère en charge de l’agriculture avec l’appui principal de l’Inventaire forestier national aujourd’hui intégré dans l’IGN est multiforme :

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Le réseau mixte technologique AFORCE

Aforce Ecofor

Créé à l’automne 2008 grâce au soutien du ministère de l’Agriculture et de la Pêche, le réseau mixte technologique (RMT) AFORCE est dédié à l’adaptation des forêts au changement climatique. Ce réseau, coordonné par l’IDF, rassemble 12 partenaires forestiers – dont Ecofor – des domaines de la recherche, du développement, de la gestion, de l’enseignement et de la formation.

Il vise à élaborer et mettre à disposition des gestionnaires forestiers des outils opérationnels pour l’adaptation des forêts au changement climatique. Son action s’articule autour de cinq thèmes : (i) les stations forestières, (ii) la vulnérabilité des peuplements, (iii) la gestion, la valorisation et la conservation des ressources génétiques, (iv) la croissance et la sylviculture des peuplements, (v) l’évaluation économique des décisions de gestion.

L’année 2008 a marqué le lancement du réseau, labellisé pour trois ans par l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA). Les premiers mois ont été consacrés à la mise en place des différentes instances (bureau, comité de pilotage et cellule de coordination) et à la définition des objectifs et du programme de travail de l’année. Un premier appel à projets portant sur l’ensemble des priorités d’action du réseau a été lancé courant décembre.

En 2009, le RMT AFORCE a organisé plusieurs temps d’échanges et de rencontres : le séminaire de lancement du réseau (13 mars), consacré à la présentation du fonctionnement et des objectifs du réseau ainsi qu’à l’identification des besoins et attentes des gestionnaires dans les différents domaines d’action du réseau ; un atelier consacré à l’acquisition et l’utilisation des données météorologiques par les forestiers (18 juin). Quatre projets ont été sélectionnés sur la base du premier appel. Le deuxième appel à projets du réseau a été diffusé en fin d’année. Outre diverses publications dans la presse écrite, la communication a été assurée par la mise en ligne d’un site internet consacré au réseau.

En 2010, le réseau AFORCE a été évalué favorablement par le ministère en charge de l’Agriculture. Un atelier a été organisé le 9 mars pour mettre en avant les nouvelles méthodes de caractérisation des stations forestières. Les premiers projets sélectionnés par le réseau ont commencé à livrer leurs résultats et cinq nouveaux projets ont été engagés. Deux autres projets ont été labellisés puis présentés à l’appel à projets du programme GICC. Un séminaire de mi-parcours a été organisé le 29 septembre pour présenter ces résultats, de nouveaux projets ainsi que le bilan de l’évaluation du réseau.

Un effort particulier a été apporté en 2010 pour consolider les partenariats existants et en créer de nouveaux : enseignement forestier/Système national d’appui à l’engagement agricole, chambres d’agriculture, DSF et association Forêt méditerranéenne. A cet effet, une rencontre a été organisée le 28 septembre entre membres du RMT et enseignants de l’enseignement technique et supérieur forestier. Enfin, plusieurs actions de communication ont été mises en oeuvre dont la rédaction d’un dossier pour la revue Forêt Entreprise (8 articles), des interventions dans divers colloques, l’amélioration du site internet…

Contact

Céline Perrier
Site internet d’AFORCE : http://www.reseau-aforce.fr/

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CREAFOR

Creafor Ecofor
La mission CREAFOR – Coordination des activités de REcherche sur l’Adaptation des FORêts au changement climatique – a été confiée au Gip Ecofor fin 2008 par le ministère en charge de l’agriculture (MAAPRAT). Elle consiste à rassembler, structurer et diffuser l’information sur les activités de recherche concernant la préparation des forêts au changement climatique.

Sur la base de l’analyse de l’existant, il s’agit de dégager les priorités de recherche à mettre en œuvre pour mieux anticiper l’impact des évolutions du climat sur les forêts et entreprendre l’adaptation des forêts face à ces changements.

Officiellement lancée en 2008, la mission CREAFOR a débuté à l’été 2009.
Elle bénéficie d’un large réseau de contacts associant recherche et développement, directement concernés par les résultats de la mission et susceptibles d’intervenir dans la création de la base de données ou de contribuer à sa mise à jour.

Vous trouverez plus d’information sur cette mission sur le site http://creafor.gip-ecofor.org

Contact : Céline Perrier

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CCBio: base de données sur la biodiversité métropolitaine française

L’objectif de la base CCbio est de répondre à un besoin de connaissances relatives à l’impact du changement climatique sur la biodiversité en France (hors DOM-TOM). Il s’agit de traiter les impacts observés jusqu’à maintenant et futurs, les impacts directs et indirects, les tendances à long terme et les aléas ponctuels. Les trois niveaux d’organisation de la biodiversité (génétique, spécifique et écosystémique) sont pris en considération. Suite à un appel d’offre lancé par le MEDDTL (Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement), le GIP ECOFOR s’est vu confier la création de la base de données CCBio.

D’autres livrables sont attendus par le ministère, notamment une analyse bibliographique ou synthèse, reflet de la base de données.

Les partenaires de ce projet ont été nombreux : on peut citer notamment les agences de l’eau, le sous-groupe biodiversité du groupe interministériel « Evaluation du coût des impacts et de l’adaptation au CC », le MEDDTL, l’ADEME, les différentes DREAL ou encore le CIRAD.

Retrouvez toutes les informations concernant CCBio sur le site http://ccbio.gip-ecofor.org/

Contact
Guy Landmann

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Action Cost Echoes : Expected Climate Change and Options for European silviculture

Lancée en mai 2008, les réflexions et les travaux se déroulent sur 4 ans. Vingt-neuf pays venant de toute l’Europe font partie de l’action, du Portugal à la Finlande en passant par Chypre et la Lituanie.

Objectif principal d’Echoes : mobiliser et intégrer les connaissances scientifiques existantes pour les mettre à dispositions des gestionnaires et décideurs publics.

 

Logo des actions cost

Logo de l'action cost echoes

Site web d’Echoes / Echoes website 

La vulnérabilité des forêts au changement climatique dépend des impacts potentiels de ce dernier et des capacités d’adaptation des forêts (capacités naturelles mais aussi dépendant de la gestion et des politiques mises en place). Si les impacts des changements climatiques peuvent être limités, au moins à court terme, les forêts doivent être capables de s’adapter mais également de jouer un rôle dans l’atténuation des effets d’un changement climatique global sur le long terme (la forêt comme puits de carbone).

Conscient des manques et des nombreuses questions sur ces thématiques, Ecofor a décidé de proposer un moyen de réfléchir à ces questions via une action de coopération au niveau européen. A la fin de l’année 2007, l’action COST Echoes (Expected Climate Change and Options for European Silviculture) a été sélectionnée par le Bureau de COST (European Cooperation in the field of Scientific and technical research).

Lancée en mai 2008, les réflexions et les travaux se sont déroulées sur 4 ans.
Vingt-neuf pays venant de toute l’Europe ont fait partie de l’action, du Portugal à la Finlande en passant par Chypre et la Lituanie (la liste complète actualisée de ces pays est disponible sur le site d’Echoes).

Objectif principal d’Echoes : mobiliser et intégrer les connaissances scientifiques existantes pour les mettre à dispositions des gestionnaires et décideurs publics.

Les objectifs secondaires sont :
• Suggérer des moyens de tester les capacités de prédiction des modèles pour l’avenir des forêts, mesurer l’importance des incertitudes et trouver le moyen de s’y adapter,
• Soutenir les contributions du secteur forestier européen pour le prochain rapport d’évaluation du GIEC,
• Soutenir la contribution du secteur forestier européen dans le cadre des discussions Kyoto Post 2012,
• Identifier les futurs besoins de recherche et développement.

L’organisation de la réflexion s’est faite au sein de 3 groupes de travail (Working Groups WG) : ImpactsAdaptation et Atténuation , chacun présidé par un WG leader désigné par les instances de l’action et le Chairman, Jean-Luc Peyron. Des échanges ont évidemment eu lieu entre ces trois groupes.

Les principaux produits de cette action sont :
• une newsletter régulière pour les scientifiques partie-prenante de l’action,
• une lettre d’information biannuelle pour les décideurs politiques,
• des rapports nationaux sur l’état des lieux de la recherche dans chaque pays participant, organisé selon les trois thématiques Impacts, Adaptation et Atténuation; et
• des outils d’aide à la décision pour les politiques et gestionnaires forestiers européens produits en 2012, à la fin du programme.

 

Contact

Jean-Luc Peyron (Chairman)

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Programme GICC – Gestion et impact du changement climatique GICC

GICC - Ecofor

L’objectif du programme est de développer les connaissances en appui aux politiques publiques en considérant les changements climatiques sous l’angle aussi bien de leurs impacts, de l’adaptation pour y faire face que des mesures d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.

Le programme de recherche fédérateur «Gestion et Impacts du Changement Climatique» (GICC) est l’un des programmes de recherche financés par la Direction de la recherche et de l’innovation du MEDDE. Il a été lancé en 1999 par le ministère dont les attributions appartiennent aujourd’hui au Ministère de la transition écologique et solidaire (MTES). Plusieurs autres institutions ont aussi contribué à ce programme : Mission interministérielle de l’effet de serre (MIES), Ministère chargé de l’agriculture, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC), Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB).

L’objectif du programme est de développer les connaissances en appui aux politiques publiques en considérant les changements climatiques sous l’angle aussi bien de leurs impacts, de l’adaptation pour y faire face que des mesures d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre. Pour cela, il importe de mobiliser conjointement des équipes de différentes disciplines : sciences physiques et biologiques pour la connaissance des impacts d’une part, sciences humaines et sociales au regard de l’atténuation et de l’adaptation d’autre part.

Retrouvez toutes les informations sur les projets et les manifestations sur le site dédié au programme GICC.

Contact – Viviane Appora

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Projet Traitaut – Traits fonctionnels et autécologie des essences forestières

Ecofor

Le projet Traitaut (2012-2013) a été financé par le GIP Ecofor et le Réseau mixte technologique (RMT) Aforce. Il réunit chercheurs et agents du développement pour une rénovation de l’approche autécologique en milieu forestier dans le contexte du changement climatique.

Traitaut est un projet qui rassemble chercheurs et agents du développement autour des objectifs suivants :

1. clarifier les définitions et les contours de l’autécologie ;
2. établir une synthèse sur l’utilisation de l’autécologie des essences forestières dans les outils d’aide à la décision dans le contexte du changement climatique ;
3. constituer une communauté de recherche et développement dans le domaine de l’autécologie des essences forestières et des traits fonctionnels, en mettant notamment en place un portail web collaboratif ;
4. initier le développement d’une nouvelle méthode quantitative et généralisable pour décrire l’autécologie des essences forestières en faisant notamment émerger des projets collaboratifs.

Un portail internet collaboratif sur l’autécologie des essences forestières a été mis en ligne en octobre 2012 à l’adresse : http://traitaut.gip-ecofor.org. Ce site contient un annuaire des membres, une base de sources bibliographiques, un recensement des outils sur l’autécologie et un espace d’échanges sur les projets et travaux en lien avec Traitaut.

Contact – Guy Landmann

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Projet SICFOR – Du Suivi aux Indicateurs de Changement climatique en FORêt

Le projet SICFOR a été mené durant l’année 2013 afin d’établir un jeu d’indicateurs potentiels du changement climatique en forêt. Financé par le Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt et coordonné par le GIP Ecofor, il s’est appuyé sur une expertise associant chercheurs, agents du développement et décideurs. Le travail a été structuré en cinq groupes thématiques autour des différents types d’indicateurs : bioclimatiques, phénologiques, productivité et santé des forêts, répartition des espèces, et adaptation de la gestion forestière. Les questions auxquelles les indicateurs potentiels devaient répondre ont été formulées, puis chaque indicateur a été évalué selon une grille construite à partir de modèles existants.

Les principaux résultats du projet SICFOR sont:

  1. une synthèse des indicateurs du changement climatique disponibles au niveau mondial, en particulier pour les écosystèmes forestiers,
  2. une proposition d’un jeu d’indicateurs potentiels et leur évaluation,
  3. le recensement des données actuellement disponibles pour la construction de ces indicateurs, notamment via les dispositifs d’observation existants, et
  4. la présentation des recherches en cours et les limites pour mener à bien les actions sus-mentionnées du PNACC.

Le rapport final (mars 2014) du projet SICFOR est disponible ici

Contact – Guy Landmann

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The « Drought and Heat 2003 » expertise

What were the objectives? How was it organised? Who participated? What were the public events of the expertise? What are the results?

The French ministries in charge of forest and environment supported the expertise financially on the French side; the participating institutions on the German side are all funded by their own sources.

 

Demand and supply. After the drought and the heat which raged during the summer of 2003 in Europe, decision-makers and forest managers needed solid knowledge to assess and anticipate the consequences of this exceptional time in their forests. The French ministries in charge of forest and environment wished a scientific expertise to mobilize, gather knowledge and make it available.

At the same time, François Houllier (INRA, French National Institute for Agricultural Research) started discussions with French and German scientists to build a scientific collaboration on the same topics.

As the two approaches reached common objectives, the “Drought and Heat 2003” was launched at the end of the Autumn 2003 under the coordination of ECOFOR on the French side. Eventually, the expertise lasted 18 months and integrated the analysis of 2003 data and a state-of-the-art.

Action. The expertise was original in its international character: a French-German core group1 and among thirty involved scientists from France, Germany, Switzerland, Belgium, Italy and Austria. The aim of this international cooperation was the mobilization of the available skills and the wide diffusion of the results. This choice brought with it some difficulties (expert’s recruitment, culture differences…) but was a rich experience and the final result is certainly worth the effort.

The objectives. The expertise reached its three fixed objectives:

  • Produce a synthesis of available scientific knowledge and know-how about the effects of drought and heat on tree physiology and forest ecosystem processes: the work tackles the drought and heat impacts through nine major issues (climatology, forest monitoring, pests and diseases, water balance and tree physiology, forest growth, soil processes, biodiversity, socio-economic impacts and forest management). 2003 data analysis was as often as possible included in the synthesis. The results of this important work are published in a special issue of Annals of Forest Science (vol. 63, n°6, September 2006).
  • Answer the questions of the French ministries: at the beginning of the expertise, the two French ministries established a list of their major questions and topics of interest. This list was a frame for the work of the experts. The work achieved, we can now bring a least partial answers to these questions, as summarized in this document (in French) .
  • Suggest management strategies for mitigating the impact of the summer of 2003 and identify needs for future research: knowledge and data produced by the expertise are not directly exploitable by the forest managers. We still need a “translation” work, which has to be a common construction of scientists and forest managers, built on exchanges. This work began with the writing of the special file “drought and heat 2003 expertise” in Rendez-vous techniques (RDVT n°11, winter 2006), technical revue of the French National Forest Office (ONF). The expertise also highlighted gaps in knowledge and lack of tools: some studies or research project have been proposed. 
1 French side: Guy Landmann (ECOFOR), Erwin Dreyer (INRA), François Charnet (IDF). German side: Heinrich Spiecker (IWW), Konstantin von Teuffel (FVA), Horst Delb (FVA)
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Expertise sécheresse (2003-2006)

L’expertise « Sécheresse et canicule 2003 » a été soutenue financièrement par les ministères chargés de l’agriculture et de l’environnement.

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La demande et l’offre

Pour évaluer et anticiper les conséquences d’un été 2003 exceptionnellement sec et chaud, les ministères chargés de la forêt et de l’environnement ont souhaité que la mobilisation des connaissances prenne la forme d’une expertise collective scientifique et technique1. Ce souhait a trouvé une communauté scientifique déjà mobilisée grâce aux discussions engagées notamment par François Houllier (alors chef du département Forêts et milieux naturels de l’INRA) avec les chercheurs français et allemands.

Lancée à la fin de l’automne 2003 l’expertise — dont la coordination a été confié à ECOFOR — a finalement duré près de 18 mois, ce qui a permis de coupler l’important travail de synthèse des travaux passés à l’analyse des données post-2003.

L’animation

Démarche originale, l’expertise « sécheresse et canicule 2003 » a été d’emblée placée sur un plan international — avec un comité de pilotage franco-allemand2 et au final la mobilisation d’une trentaine de scientifiques français, allemands, suisses, belges, italiens et autrichiens – à la fois pour mobiliser largement les compétences et pour assurer un important écho dans la communauté scientifique. Ce parti pris n’a pas été exempt de difficultés (recrutement difficile des experts, cultures et approches différentes), mais a constitué une expérience enrichissante au résultat positif.

Les objectifs

L’expertise a rempli les trois objectifs qui lui étaient assignés :

  • La réalisation d’une synthèse des connaissances disponibles : cette synthèse a été réalisée par thèmes, et enrichie dans la plupart des cas de l’analyse des données 2003-2005. Les résultats de cet important travail scientifique ont été publiés en septembre 2006 dans un numéro spécial des Annals of Forest Science (AFS, vol. 63, n°6). Ils ont également été présentés de façon synthétique lors de la journée d’information et de débats du 14 décembre 2005 à Paris.
  • L’apport d’éléments de réponse aux questions formulées par les ministères commanditaires: ces questions posées au lancement de l’expertise ont servi de cadre au travail des scientifiques mobilisés. L’expertise terminée, le document – téléchargeable ci-dessus – « réponses apportées par l’expertise aux questions posées au départ par les commanditaires » présente pour la majorité de ces questions les éléments de réponse et si non les limites de la connaissance actuelle.
  • La formulation de quelques recommandations : l’expertise a d’une part proposé des projets destinés à combler les manques d’outils et de connaissances mis en évidence (trouvez ce document en téléchargement ci-dessus), et d’autre part rassemblé des connaissances et données utiles à l’ensemble des acteurs forestiers. Celles-ci ne sont pas directement traduisibles en termes de recommandations de gestion. Il faut pour cela poursuivre le travail commun d’analyse et de réflexion ; c’est le sens du dossier « expertise sécheresse et canicule 2003 » (en téléchargement ci-dessus) qui vient de paraître dans le numéro 11 de la revue Rendez-vous techniques, dossier qui reprend sous forme synthétique les principaux résultats de l’expertise intéressant les gestionnaires et pose les questions pour l’avenir.


1La démarche d’expertise collective scientifique et technique peut prendre des formes variées. De façon générale, l’idée est que face à une situation exceptionnelle et/ou complexe, les « décideurs » responsables de la définition ou de la mise en œuvre d’une politique publique ont besoin de s’appuyer sur des connaissances scientifiques et techniques solides. L’expertise veut donc donner un état des connaissances (connaissances scientifiques établies, mais aussi connaissances en cours de construction et connaissances techniques), en réponse à des questions plus ou moins précises et techniques posées par les demandeurs de l’expertise. Les experts travaillent à partir d’une information existant sous des formes et en des lieux multiples (bases de données, publications, littérature « grise »). L’expertise comprend généralement une analyse critique de la connaissance rassemblée pour éclairer la réflexion et la décision.

2 Côté français : Guy Landmann (ECOFOR), Erwin Dreyer (INRA), François Charnet (IDF) ; Côté allemand : Heinrich Spiecker (IWW, Univ. Fribourg), Konstantin von Teuffel (FVA), Horst Delb (FVA)

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Expertise tempête, 2000

Animée par Yves Birot, Daniel Terrasson, Thomas Formery et Bernard Roman-Amat et coordonnée par Sébastien Drouineau et Olivier Laroussinie, cette expertise scientifique et technique collective a été lancée à l’initiative de l’INRA, avec le soutien du Cemagref et du Ministère chargé de l’agriculture.

L’objectif était de répondre à deux grandes questions :

(i) Comment expliquer l’ampleur des dégâts observés ? Quels ont été les facteurs aggravants ?

(ii) Sur quelles bases scientifiques et techniques peut-on envisager les opérations de reconstitution des forêts ?

ECOFOR a été chargé de la coordination de cette expertise, qui a mobilisé une cinquantaine de chercheurs et praticiens pendant les premiers mois de l’année 2000.

Le document mis en ligne est le résumé exécutif de l’expertise. Le document complet, paru dans les Dossiers de l’Environnement de l’INRA, est disponible gratuitement sur demande auprès d’ECOFOR.

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Destructive Storms in European Forests : Past and Forthcoming Impacts

L’étude européenne sur les tempêtes les plus destructrices pour les forêts, commanditée par la direction générale Environnement de la Commission européenne et portée par l’Institut forestier européen (EFI), est maintenant disponible.

Ecofor a notamment contribué à faire remonter au niveau européen les enseignements des tempêtes qui ont lourdement éprouvé les forêts françaises ces dernières décennies, notamment au sujet de la vulnérabilité des forêts face aux tempêtes et les mesures de gestion de crise.

Pour mieux comprendre l’influence et les impacts des tempêtes les plus destructrices, cette étude a compilé les informations existantes sur les tempêtes destructrices qui ont touché les forêts européennes au cours des 60 dernières années et donne des éléments d’analyse sur l’impact des tempêtes sur nos forêts à l’avenir.

Les dégâts ont été analysés pour obtenir une vue d’ensemble de l’ampleur de ces perturbations abiotiques ; une description de 129 tempêtes a été réalisée et est actuellement disponible.

Une sélection de 11 tempêtes a fait l’objet d’une analyse plus détaillée.

Le rapport final, ainsi que ses annexes, sont disponibles en téléchargement ci-dessous:

Destructive Storms in European Forests – Final Report
List of 129 Storms – Appendix 1
Report from Workshop on ‘Policies for Forest Storm Damages Mitigation and Restoration’ – Appendix 2
Information on 11 Storms Selected for Detailed Analysis – Appendix 3
Measures for the management of catastrophic storm damage to forests: Summaries for major storms in Europe – Appendix 4

Cette étude et d’autres rapports sont disponibles sur le site de la Commission Européenne pour l’Environnement : pour les consulter cliquez ici

Pour accéder au catalogue des tempêtes européennes mis en ligne par EFI Atlantic, cliquez ici