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EUFORE – Écosystème européen de recherche et d’innovation forestières

Lancé en novembre 2022 pour une durée de quatre ans, le projet EUFORE soutient la préparation d’un futur partenariat européen de recherche et d’innovation sur les forêts dans le cadre du programme Horizon Europe. Il vise à développer un environnement durable, transnational et inclusif pour définir, mettre en œuvre et évaluer les agendas et les feuilles de route de recherche et d’innovation (R&I) pour l’ensemble des chaînes de valeur forestières en Europe.

Le projet évaluera et décrira les besoins en matière de recherche, et fournira une plateforme pour une coopération, une coordination et un financement conjoint accrus en matière de R&I pour la foresterie et le secteur forestier, appuyant ainsi la mise en œuvre de la nouvelle stratégie forestière de l’UE. Les résultats attendus d’EUFORE comprennent un agenda stratégique de recherche et d’innovation (SRIA) pour les forêts et le secteur forestier, ainsi que des mesures d’accompagnement et des engagements des parties prenantes. Ces mesures seront conçues conjointement avec les principaux acteurs concernés, dans le cadre d’une approche multi-acteurs.

Pour permettre à ses parties prenantes de prendre des décisions en connaissance de cause, EUFORE leur fournira toutes les informations pertinentes nécessaires, dans des formats adaptés à un large éventail de publics. Cette mise à disposition d’informations implique :

  • le passage en revue et la cartographie des activités européennes de recherche et d’innovation dans le secteur forestier, de leur financement et de leur gouvernance ;
  • la collecte des informations sur les attentes de la société vis-à-vis du secteur forestier ;
  • une analyse de l’environnement politique et de ses implications en matière de R&I ;
  • des prévisions sur la manière dont le secteur pourrait se développer, et sur ce que pourraient être l’offre et la demande futures de ses produits forestiers et services écosystémiques.

Le projet est coordonné par l’Institut forestier européen (EFI). Il implique 15 organisations partenaires de 10 pays européens : Ministère de l’agriculture et des forêts de Finlande ; Agence des ressources renouvelables (FNR) d’Allemagne ; Centre des ressources naturelles (LUKE) de Finlande ; Université de Copenhague, Danemark ; INRAE ; GIP Ecofor ; Université des ressources naturelles et des sciences de la vie de Vienne (BOKU), Autriche ; Centre des Sciences et des Technologies Forestières de Catalogne (CTFC), Espagne ; UICN Belgique ; Centre forestier national de Slovaquie ; InnovaWood, Belgique ; Plateforme technologique du secteur forestier (FTP), Belgique ; Tecnalia, Espagne ; Institut de recherche forestière de Croatie ; Ministère de l’agriculture, de l’alimentation et des forêts d’Italie.

Pour plus d’informations :

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Projet S’EnTET – S’Engager dans la Transition Ecologique dans les Territoires : innover pour un véritable contrat forêt-filière-société

Le projet S’EnTET vise à étudier les processus de Transitions écologiques, économiques et sociales (TEES) autour des forêts et des acteurs de la filière forêt-bois.

Il est financé pendant 2 ans par l’ADEME (Appel TEES 2019), il est coordonné par Marieke Blondet et réunit des chercheurs et enseignants-chercheurs de SILVA (Eric Lacombe, Jonathan Lenglet), du LADYSS (CNRS, Uni. Paris 1 Panthéon-Sorbonne), de l’ERPI, (Université de Lorraine), de l’UMR Territoires (AgroParisTech INRAE Clermont Ferrand), mais aussi le FCBA, le GIP Ecofor, la FNCOFOR, FNE et trois territoires d’études : PETR d’Épinal Remiremont, le futur Parc national de forêts en Champagne Bourgogne et le PNR Haut-Languedoc. 

Son objectif est 1) d’interroger l’effet territoire sur les modes de coordination des acteurs et les dynamiques de transition en cours et 2) d’analyser les motivations et motifs d’engagement des acteurs dans ces processus. A travers ces objectifs, les partenaires du projet S’EnTET souhaitent accompagner les acteurs des trois territoires étudiés dans leurs processus de TEES en co-construisant avec eux les projets à faire émerger.

Dans ce projet de recherche, le GIP Ecofor apporte son expérience du projet MACCLIF (Prise en compte des Mesures d’Adaptation au Changement CLImatique par les gestionnaires Forestiers) pour réaliser l’enquête quantitative auprès des communes forestières. Les questionnaires quantitatifs sont des outils utiles pour faire émerger les grandes tendances de comportements ou de manières de voir d’une population large et élaborer des typologies de personnes selon leur distribution autour de ces grandes tendances. Le GIP Ecofor est également impliqué dans la valorisation des résultats des enquêtes quantitatives et qualitatives. La plaquette sera à destination des trois terrains d’étude.

Site internet du projet S’EnTET : https://www6.nancy.inrae.fr/silva/Equipes-de-recherche/ForeSTree/Projets-Recherche/Projet-S-EnTET

Le rapport du projet S’EnTET est accessible en ligne sur le site de l’ADEME.

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Animation thématique « Forêt durable » – PEI-AGRI 2014-2020

Les Partenariats européens pour l’innovation (PEI) sont des initiatives européennes lancées dans la stratégie « Europe 2020 » et qui visent à favoriser l’innovation en mutualisant l’expertise et les ressources et en rassemblant des acteurs publics et privés à l’échelle européenne, nationale ou régionale. Le PEI pour la productivité et la durabilité de l’agriculture (PEI-AGRI) est l’un des cinq PEI lancés. Il combine des financements de la politique européenne de développement rural (via le FEADER) et du programme de recherche et d’innovation Horizon 2020. À l’échelle européenne, Horizon 2020 finance notamment pour le PEI-AGRI des Projets multi-acteurs et des Réseaux thématiques tandis que, à l’échelle régionale, le FEADER finance des Groupes opérationnels. Depuis 2014, le PEI-AGRI a financé 97 projets multi-acteurs dont 8 projets forestiers ou d’intérêt pour les forestiers (agroforesterie…), 36 réseaux thématiques dont 3 forestiers, et 283 Groupes opérationnels dont 13 forestiers. Tous ces projets ont produit un ensemble de résultats et de connaissances qui restent insuffisamment valorisés auprès des acteurs forestiers française, qu’ils soient chercheurs, gestionnaires ou propriétaires forestiers.


C’est pourquoi un projet d’animation thématique Forêt Durable PEI-AGRI a été lancé avec pour objectif d’identifier et de valoriser les résultats des projets PEI-AGRI de la période 2014-2020 les plus pertinents pour les acteurs forestiers français. Ce projet qui a démarré en mai 2021 et qui s’achèvera en juillet 2023 consistera à passer en revue les projets multi-acteurs, réseaux thématiques et groupes opérationnels du PEI-AGRI pour en extraire les plus pertinents au regard de la thématique « forêt durable » et des problématiques forestières françaises, puis à analyser en détail un sous-échantillon de ces projets, et enfin à capitaliser les résultats issus de ces projets dans des actions de transfert et de communication (fiches synthétiques, vidéos, webinaires, ateliers régionaux).


À titre d’exemple, le projet INCREDIBLE est un des réseaux thématiques forestiers du PEI-AGRI financé par Horizon 2020. Comme exemple de projet multi-acteurs du PEI-AGRI, on pourra citer le projet HOMED qui a visé à définir différentes stratégies de lutte face aux bio-agresseurs invasifs (champignons et insectes) des arbres forestiers européens, en développant un outil générique et facile d’utilisation de détection des champignons pathogènes. HOMED a cherché à rendre cette méthodologie utilisable par n’importe quel utilisateur, en particulier non-expert, à partir d’une chaîne d’analyse bio-informatique. Quant aux 13 Groupes opérationnels forestiers régionaux, ils concernent tant des essences ciblées que la question de l’adaptation au changement climatique ou la transformation aval du bois.
Financé par le FEADER (53 %) à travers le Réseau rural national avec une contrepartie nationale du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (47 %), ce projet est coordonné par le CNPF et implique l’IEFC et le GIP Ecofor comme partenaires.


Le dispositif du PEI-AGRI est appelé à se renforcer dans la prochaine période de programmation de l’Union européenne. Au-delà de la valorisation des résultats forestiers du PEI-AGRI de la période 2014-2020, l’enjeu de ce projet est donc également d’inciter les forestiers à s’approprier le mécanisme du PEI-AGRI pour favoriser l’émergence de nouveaux partenariats et la soumission de nouveaux projets, et ainsi bénéficier d’un accompagnement supplémentaire pour faire face aux enjeux forestiers liés aux changements globaux.

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MODADAPT – Quels modèles pour guider les décisions d’adaptation des forêts au changement climatique ?

Le projet MODADAPT, « Quels modèles pour guider les décisions d’adaptation des forêts au changement climatique ? », est financé par le LabEx ARBRE, le RMT Aforce et la Région Grand Est. Il a été initié en 2021 et doit se terminer en 2022.

Contexte

Les impacts attendus du changement climatique sur la forêt interpellent la gestion forestière. Le secteur forêt-bois est d’ores et déjà perturbé par des crises liées à des accidents climatiques qui devraient s’intensifier dans un proche futur. L’adaptation des forêts est devenue un enjeu majeur, inscrit dans les politiques publiques (Feuille de route pour l’adaptation des forêts au changement climatique, plan de relance…). Dans ce contexte de transition, les gestionnaires forestiers expriment le besoin d’outils pour assister les décisions sylvicoles, et notamment le choix des essences, tout en ayant une bonne compréhension des incertitudes de projection.

Objectifs

Le projet MODADAPT s’intéresse aux modèles d’impact du changement climatique sur les couverts forestiers déjà développés et applicables à la forêt française métropolitaine, pour les analyser du point de vue de leur capacité d’aide à la décision sylvicole : quels types de réponses apportent les différents modèles, avec quelles limites ? Comment évaluer le degré de cohérence de leurs projections ? Quels types de questions sylvicoles pourraient bénéficier d’une aide à la décision basée sur la modélisation ?

Principaux livrables

Les principaux livrables attendus sont :

  • un référentiel permettant de positionner les modèles du point de vue de l’aide à la décision forestière ;
  • une cartographie des modèles disponibles, selon ce référentiel ;
  • une typologie des décisions forestières d’adaptation susceptibles d’être appuyée par la modélisation, illustrée par un recueil de cas d’étude ou situations de décisions ;
  • une méthodologie d’analyse comparée des projections ;
  • un premier exercice d’application de cette méthodologie ;
  • un article de synthèse et de positionnement sur l’utilisation des modèles pour l’aide à la décision forestière d’adaptation, servant de base à un projet de colloque sur l’aide à décision forestière pour l’adaptation.

Partenaires

Le projet est mis en œuvre par un consortium de cinq partenaires : UMR SILVA (Université de Lorraine/ AgroParisTech/ INRAE), CNPF, ECOFOR, ONF et Université forestière de Pékin. L’UMR SILVA et l’Université forestière de Pékin ont une expertise scientifique forte et reconnue sur les questions d’adaptation des forêts au changement climatique et en modélisation. Ils garantissent la qualité de la recherche menée dans le projet. L’ONF et le CNPF sont étroitement liés aux gestionnaires forestiers (ONF pour les forêts publiques et CNPF pour les forêts privées). Ces deux institutions sont également les principaux développeurs d’outils d’aide à la décision pour l’adaptation des forêts au changement climatique en France. Ainsi, grâce à ces deux partenaires, le transfert de connaissances de la recherche au développement sera assuré. Ces deux partenaires joueront également un rôle clé pour s’assurer que le travail de recherche effectué dans ce projet est pertinent pour des situations de gestion concrètes. Un autre partenaire du projet, ECOFOR, est étroitement lié aux ministères français en charge des forêts et veillera à ce que les travaux de recherche réalisés dans le cadre de ce projet apportent des réponses aux questions soulevées par les politiques forestières nationales sur l’adaptation des forêts au changement climatique.

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Expertise CRREF – Coupes Rases et REnouvellement des peuplements Forestiers

L’expertise CRREF vise à réaliser un état des connaissances sur la pratique de la coupe rase (volet 1), tant dans les domaines des sciences humaines et sociales, de la géomatique, de la réglementation et de l’économie que dans les domaines des sciences de l’environnement, et une analyse des modes de renouvellement en contexte de changement climatique (volet 2).

L’évaluation de la pratique de la coupe rase (volet 1) portera sur les six thèmes suivants :

  • Thème 1. Définition des coupes rases
  • Thème 2. Connaissance et suivi des coupes rases
  • Thème 3. Dimension historique, sociale et humaine
  • Thème 4. Effets des coupes rases et du renouvellement sur le microclimat, le régime hydrique et les caractéristiques physiques et chimiques des sols
  • Thème 5. Effets des coupe rases et du renouvellement sur la biodiversité
  • Thème 6. Aspects réglementaires, fiscaux, et économiques de la pratique des coupes rases

L’analyse des modes de renouvellement en contexte de changement climatique (volet 2) portera, entre autres, sur la réussite du renouvellement en fonction des modalités et les nouvelles modalités de renouvellement.

L’expertise est principalement basée sur l’analyse de la bibliographie scientifique internationale. La dominance de la littérature étrangère est une donnée avec laquelle il faut composer. Une analyse des textes réglementaires et de données économiques relatives à la pratique de la coupe rase est également prévue. Les questions du volet 2 sur le renouvellement pour lesquelles peu de littérature scientifique existe, pourront nécessiter l’analyse des savoirs d’experts synthétisés notamment dans des guides. Par ailleurs, dans le cadre du volet 2 sur le renouvellement, deux enquêtes complètent l’analyse bibliographique : une enquête via un formulaire en ligne, réalisée par le Pôle Renouvellement des peuplements forestiers (RENFOR) et l’ONF, vise à récolter des données sur la réussite de la régénération naturelle et une enquête de terrain, pilotée par le CNPF-IDF, vise à étudier des méthodes de renouvellement innovantes.

Les thèmes du volet 1 et l’analyse bibliographique du volet 2 ont été déclinés en une cinquantaine de questions et seront traitées par un collectif d’experts animé par le GIP Ecofor. Le collectif d’experts est composé de 45 rédacteurs et d’une trentaine de contributeurs/relecteurs. Les rédacteurs sont majoritairement issus d’INRAE (16 rédacteurs) et de l’ONF (10 rédacteurs). Les autres rédacteurs sont issus des organismes suivants : CNPF/CNPF-IDF, GIP Ecofor, IGN, AgroParistech, FCBA, Université Bourgogne Franche Comté, Université de Rouen Normandie, DSF-MAA, CNRS et OFB.

Les orientations de l’expertise ont été définies par le Comité d’orientation, (ADEME, Ministère de la transition écologique, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation via le RMT AFORCE) et de l’équipe projet, qui en supervise la mise en œuvre pendant toute la durée du projet.

Un comité des utilisateurs a également été mis en place afin d’informer les parties prenantes (gestionnaires et experts forestiers, industriels de la filière bois, associations/ONG et organismes de certification ) des orientations et des résultats de l’expertise et de recueillir leurs avis.

Le séminaire de restitution de l’expertise CRREF aura lieu le 22 novembre 2022, au ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.

Le résumé des résultats de l’expertise est disponible ici :

CRREF-RESUME-GENERAL

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Projet MACCLIF – Prise en compte des Mesures d’Adaptation au Changement CLImatique par les gestionnaires Forestiers

Le projet MACCLIF (2016-2018) s’est intéressé à la prise en compte des mesures d’adaptation au changement climatique par les forestiers. Le projet a bénéficié d’une aide de l’Etat gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du programme Investissements d’avenir (Laboratoire d’Excellence ARBRE). Il a été également cofinancé par l’Interprofession France Bois Forêt et par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation dans le cadre des actions du réseau AFORCE.

Le projet a été coordonné par le GIP Ecofor et a impliqué des acteurs de la forêt publique (ONF) et privée (CNPF, IDF), et des acteurs de la recherche (INRAE).

Le projet MACCLIF s’inscrit dans le contexte du changement climatique qui induit de profonds bouleversements sur les écosystèmes forestiers. La question de l’adaptation des forêts à ce nouveau contexte se pose.  Les objectifs du projet MACCLIF étaient :

  • Mieux connaître la perception du changement climatique par les forestiers (professionnels et propriétaires) ;
  • Identifier les freins à l’adaptation des pratiques de gestion ;
  • Comprendre comment le changement climatique est pris en compte dans les documents d’orientation et d’aménagement des forêts ;
  • Dresser une typologie des mesures d’adaptation.

Un des principaux enseignements du projet est que les gestionnaires publics et propriétaires sont fortement conscients du changement climatique et de ses impacts sur les forêts. Cependant, les propriétaires sont nettement moins enclins à modifier leurs pratiques, pensant pouvoir encore attendre avant d’agir.

Les professionnels forestiers sont ouverts à différentes solutions d’adaptation, ce qui est un point encourageant. Il serait important de préciser les conditions d’application de ces options, et si elles répondent à l’objectif de sylviculture visé. A contrario, il faut attirer l’attention sur les limites éventuelles de certaines options. Par exemple, les forestiers ne sont pas hostiles au changement d’essences, mais avec des essences autochtones plutôt qu’exotiques.

Les freins évoqués dans les enquêtes (manque de moyens financiers, manque de diagnostics fiables…) traduisent au final la grande incertitude à laquelle sont encore confrontés les gestionnaires.

Le projet MACCLIF a montré que la grande majorité des gestionnaires ne recourt pas à des formations dédiées mais échangent beaucoup sur la question du changement climatique. Les solutions qu’ils proposent ne sont pas très éloignées du discours de la recherche et des organismes de développement, ce qui montre une diffusion et appropriation de l’information plutôt satisfaisante. L’organisation d’échanges à un échelon régional ou local sur le sujet des changements climatiques pourrait être toutefois encore améliorée aussi bien pour les professionnels que pour les propriétaires, qui se fient plus particulièrement aux informations de proximité.

Principales productions

Rapports

AMM A., 2019. Projet MACCLIF – Prise en compte des Mesures d’Adaptation au Changement CLImatique par les gestionnaires Forestiers. Note de synthèse. 5 pages. Télécharger

AMM A. (coord.), BERTRAND Th., DEUFFIC Ph., LANDMANN G., LEGAY M., LUCAS V., NDIKUMWAMI H., PERRIER C., PICARD O., PILARD-LANDEAU B., RIOU-NIVERT Ph., SEDILOT-GASMI C., SEVRIN E., THOMAS J., 2019. Projet MACCLIF – Prise en compte des Mesures d’Adaptation au Changement CLImatique par les gestionnaires Forestiers. Rapport final. 55 pages + Annexes.   Télécharger

BERTRAND Th., 2018. La perception du changement climatique par les forestiers de montagne. Etude menée dans le cadre du projet MACCLIF. Mémoire de fin d’étude. Isara Lyon, AgroParisTech, ONF. 73 pages + Annexes.   Télécharger

BERTRAND Th., 2018. Forêt et changements climatiques. La perception des gestionnaires forestiers en Auvergne-Rhône-Alpes. Etude menée dans le cadre du projet MACCLIF. Synthèse mémoire. Isara Lyon, AgroParisTech, ONF. 8 pages.   Télécharger

Articles

AMM A. et al., 2019. « État de la mobilisation des forestiers face au changement climatique », Forêt Entreprise n° 249, in Dossier “Forêt et changement climatique : Accompagner la décision d’adaptation”. Pages 20-23. Télécharger

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PASSIFOR-2

Phase 2 du Projet :

« Proposition d’Amélioration du Système de Suivi de la biodiversité FORestière »

Élaboration de maquettes de suivi de la biodiversité forestière

L’objet de ce projet est de proposer différentes options pour un système de suivi continu de la biodiversité en forêt à l’échelle de la France métropolitaine. Ce système de suivi sera composé de différents assemblages d’éléments déjà existants ou à créer, appelés ici « maquettes », conçus en lien avec différents objectifs de suivi. Un tel « ensemble » a vocation à s’insérer dans le réseau national de surveillance de la biodiversité terrestre prévu par le plan biodiversité (2018).

Les indicateurs actuels de biodiversité forestière sont surtout des indicateurs indirects, ciblés sur les habitats d’espèces et mobilisant principalement des données dendrométriques ; il importe (i) d’acquérir des données sur la diversité des espèces forestières et (ii) de mieux évaluer le lien entre politiques publiques en forêt, pratiques de gestion et biodiversité.

Un des choix importants concerne les données mobilisées – existantes ou à ajouter – et la manière de les analyser. Il s’agit de réfléchir aux groupes taxinomiques dont la biodiversité est suivie, aux variables écologiques et de gestion, aux plans d’échantillonnage et aux méthodes d’analyse. On réfléchira en particulier à une procédure d’adjonction de données de biodiversité hétérogènes (typiquement le cas des données dites « opportunistes » ou encore de nombreuses données issues des sciences participatives) à des données de biodiversité « protocolées » (souvent recueillies dans le cadre de suivis professionnels).

La simple addition d’éléments de dispositifs de collecte de données de biodiversité, conçus indépendamment les uns des autres, a peu de chances de constituer un système de suivi cohérent : il faut parvenir à développer une stratégie d’ensemble du point de vue (i) de la définition des objectifs des suivis, (ii) du fonctionnement du système de dispositifs et (iii) de la synthèse des informations qui en sont issues. La réflexion s’appuiera sur l’analyse des systèmes de suivi composite, notamment dans d’autres domaines environnementaux et dans d’autres pays, et visera la formulation de recommandations de gouvernance.

Objectifs et composantes de PASSIFOR-2

L’objectif de PASSIFOR-2 est de proposer différentes maquettes de suivi de la biodiversité en forêt métropolitaine, conçues pour différents objectifs. Ces maquettes sont une première étape avant de choisir les types de suivi à mettre en place en fonction des objectifs choisis et de mener des études de faisabilité (PASSIFOR-3). Le projet comporte cinq tâches distinctes mais étroitement reliées (cf. Figure 1) :

– la tâche A concerne l’animation et la coordination du projet, intègre les résultats des autres tâches pour concevoir et évaluer les maquettes de suivi et identifie les besoins de recherche supplémentaire ;

– la tâche B a pour objectif de réfléchir à la gouvernance des observatoires existants et du système de suivi composite élaboré dans le cadre du projet, et notamment à la façon dont les dispositifs et leurs objectifs sont élaborés et s’articulent les uns avec les autres ;

– les tâches C, D et E, plus techniques, sont relatives respectivement aux critères de choix des groupes taxinomiques (C) et des variables écologiques (D) à suivre ainsi qu’à l’analyse des données (E).

Financé par le MTES, PASSIFOR-2 se déroule sur 3 ans (fin 2019 à mi-2022). Le collectif du projet comprend des chercheurs et ingénieurs d’INRAE et du MNHN ainsi que des groupes de travail de spécialistes sollicités plus ponctuellement.

Cycle de webinaires PASSIFOR-2

Webinaire #1 – 1er décembre 2020

Ce premier webinaire est centré sur la définition et l’analyse des objectifs de suivi de la biodiversité forestière qui serviront de base au travail d’assemblage des dispositifs.

Pour le programme, les présentations et le compte-rendu de cette manifestation, rendez-vous ici !

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Attentes et mobilisations des acteurs concernant la « typologie des stations forestières ». Représentations et usages, conditions et moyens d’une meilleure adéquation de l’outil

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CREAFOR – Coordination des activités de recherche sur l’adaptation des forêts au changement climatique

CREAFOR était une mission de coordination des activités de recherche sur l’adaptation des forêts au changement climatique. Elle a été confiée au GIP Ecofor fin 2008 par le ministère en charge de l’Agriculture.
Elle consistait à rassembler, structurer et diffuser l’information sur les activités de recherche concernant la préparation des forêts au changement climatique et, sur la base de l’analyse de l’existant, à dégager les priorités de recherche à mettre en œuvre pour mieux anticiper l’impact des évolutions du climat sur les forêts et entreprendre l’adaptation des forêts face à ces changements.

Contexte

Devant l’importance des impacts potentiels du changement climatique sur les forêts françaises métropolitaines, il convenait d’organiser au mieux la recherche pour améliorer la connaissance de ces impacts sur les forêts et tester l’efficacité de différentes mesures d’adaptation. Une première proposition de « pilotage » des activités de recherche dans ce domaine avait été formulée par Bourgau, Lerat et Cailmail (mai 2007) dans leur rapport sur l’« Adaptation des forêts au changement climatique ». Cette proposition a été reprise par Roman-Amat dans le rapport « Préparer les forêts françaises au changement climatique » (décembre 2007). Il y suggérait de confier au GIP Ecofor la mission de coordonnateur national des recherches en matière de changement climatique en forêt.

Le Grenelle de l’environnement et particulièrement les Assises de la forêt (2008) ont entériné la suggestion des rapports pré-cités, et ont conclu (fiche 20 des Assises) à la nécessité de confier une mission de coordination de la recherche sur l’adaptation des forêts au changement climatique au GIP Ecofor.

Le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche en a officiellement chargé le GIP Ecofor en septembre 2008.

Objectifs

Le projet comportait 3 dimensions :

  • information : assurer le recensement et le suivi des activités de recherche et mettre en libre accès sur le Web les informations ainsi recueillies ;
  •  échange  : replacer la mission et les démarches de la recherche dans un cadre intersectoriel et au sein des actions similaires de recherche en faveur de l’adaptation des forêts au changement climatique à l’échelle nationale (participation au RMT AFORCE…) et à l’échelle internationale ;
  • stratégie  : faciliter et optimiser l’organisation des actions de recherche pour améliorer la réponse aux questions ayant un fort enjeu dans le cadre de l’adaptation des forêts au changement climatique.

Organisation

Réalisations

  • Un site internet consacré à la mission CREAFOR ;
  • une base de données répertoriant les projets et programmes consacrés à l’adaptation des forêts au changement climatique ;
  • un rapport d’activités de la mission.

La base de données des projets sur l’adaptation des forêts aux changements climatiques rassemble 87 projets. Vous pouvez la consulter et la télécharger ici.

Retrouvez les termes les plus couramment employés dans les études sur l’adaptation des forêts au changement climatique dans ce lexique.